Des normes applicables aux transtockeurs & convoyeurs

Des normes applicables aux transtockeurs & convoyeurs

La décision d’installer un système automatisé se traduit par la rédaction d’un cahier des charges exhaustif. Ce genre de machine répond à des normes, tant européennes que françaises (généralement il s’agit d’ailleurs de translation de directives européennes à l’échelle du territoire national). 

Des normes d’installation

Les structures de stockage sont des équipements de travail et donc soumises au code du travail. Les normes françaises AFNOR listent les règles de sécurité et de conception des installations. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) est une association loi 1901 à but non lucratif créée en 1947 sous les auspices de la Sécurité Sociale. Ils ont notamment analysé et rédigé des articles concernant les différentes normes pour les installations automatisées de stockage, les risques liés aux machines, les caractéristiques et bonnes pratiques en entreprises… L’INRS propose par ailleurs des formations à ces sujets.

La conception des systèmes

En termes de systèmes de rayonnages, les normes NF EN 15 512, 15 620, 15 629 et 15 878 s’appliquent. Ainsi :

  • la norme NF EN 15512 traite de la conception et des modes de calcul des structures et résistances mécaniques des différents composants des rayonnages à palettes.
  • la NF EN 15620 traite des tolérances, déformations et jeux à appliquer aux rayonnages en fonction des différentes classes de chariots
  • la NF EN 15878 définit l’ensemble des terminologies et définitions des types de stockage, des supports de charge et des appareils de manutention…

La norme NF EN 15 629

Cette norme traite de l’environnement et de la nature des charges stockées. Elle va d’ailleurs venir appuyer le cahier des charges lors de l’étude des flux et de l’exploitation logistique.

En effet, le cahier des charges précisent les spécificités techniques de l’exploitation pour réaliser un système de rayonnage ainsi que les recommandations/critères de sélection du prestataire. 

Plus le système sera étudié, analysé et réfléchi en amont, plus la maintenance sera aisée, le personnel en sécurité et le matériel maintenu en bon état de fonctionnement.

Des normes d’utilisation

Le Code du travail définit les conditions dans lesquelles ces systèmes doivent être utilisés, notamment pour la sécurité des opérateurs. En effet, l’employeur a une obligation de sécurité et doit prendre “les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs” (article L4121-1 du Code du travail).

La sécurisation des structures

Au travers de différents articles du Code du travail, l’employeur se doit de mettre à la disposition de ses employés l’équipement nécessaire, adapté et approprié au travail à faire. L’entretien des installations fait l’objet d’une maintenance régulière et obligatoire dont chaque visite fait l’objet d’un compte-rendu écrit.

De plus, l’employeur a équipé ses salariés en fonction du travail, de l’établissement et de l’utilisation des machines. Ces équipements de travail sont conformes à la réglementation et répondent aux besoins du poste.

Le montage et démontage des équipements sont réalisés en suivant les instructions du fabricant. Et toute remise en service après une opération de maintenance ayant nécessité un démontage doit être précédée d’un essai afin de vérifier le bon fonctionnement des machines.

A l’instar d’une remise en service, la vérification initiale est obligatoire afin de s’assurer d’une installation conforme aux spécifications prévues. Cette vérification initiale est donc réalisée dans les mêmes conditions que les vérifications périodiques prévues.

La sécurité des opérateurs

L’employeur a une obligation de sécurité envers ses salariés. Ces mesures incluent les actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

De par l’obligation générale de sécurité (L4121-1), il doit :

  • éviter les risques
  • évaluer ceux qui ne peuvent être évités
  • combattre les risques à la source
  • adapter le travail à l’homme
  • prendre en compte l’état d’évolution de la technique
  • remplacer ce qui est dangereux
  • planifier la prévention
  • prendre des mesures de protection collective en priorité sur l’individuel
  • donner des instructions appropriées aux travailleurs

Ensuite, compte tenu de la nature des activités, il évalue les risques pour la santé et la sécurité. Cela comprend aussi les procédés de fabrication, de manutention et de production. Après cette évaluation non exhaustive, il met en œuvre des actions de prévention et des méthodes de travail garantissant un meilleur niveau de protection. 

La sécurité de tous

Pour assurer la sécurité des employés comme le bon fonctionnement des machines, des formations de sécurité doivent être proposées aux opérateurs afin de les sensibiliser aux risques, par exemple.

Ils seront formés, en fonction de leur poste, aux contrôles réguliers des systèmes de stockage ou à la vérification périodique des installations.



Guide Pratique 2026 : Comment choisir son Transtockeur Automatique et Maximiser son ROI ?

Guide Pratique 2026 : Comment choisir son Transtockeur Automatique et Maximiser son ROI ?

Avez-vous l’impression de jouer à Tetris tous les matins dans votre entrepôt ? Lorsque la surface au sol arrive à saturation et que les erreurs de préparation se multiplient, la réponse n’est pas d’agrandir vos murs, mais d’exploiter votre hauteur. C’est ici qu’intervient le transtockeur automatique (ou transstockeur), la véritable clé de voûte de l’intralogistique 4.0.

Cependant, face à la multitude de technologies existantes sur le marché (mono-mât, bi-mât, fourches télescopiques…), faire le bon choix peut vite devenir un véritable casse-tête. Comment être sûr d’investir dans le bon équipement ? Comment calculer le Retour sur Investissement (ROI) de cette transition vers le stockage vertical automatisé ?

Dans ce guide pratique, nous vous expliquons pas à pas comment choisir la machine parfaitement adaptée à vos flux, tout en garantissant la sécurité de vos équipes et une rentabilité maximale.

Pourquoi investir dans un transtockeur automatique ? Les vrais bénéfices (ROI)

Avant de choisir un modèle, il est crucial de comprendre pourquoi cet investissement va transformer votre entreprise. Le calcul du ROI ne se limite pas à la simple réduction des coûts de main-d’œuvre, il repose sur trois piliers fondamentaux :

  • Densification extrême de l’espace : Le transtockeur circule dans des allées extrêmement étroites. Il permet de stocker des palettes jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de haut. Vous exploitez enfin vos mètres cubes inutilisés, repoussant ainsi le besoin coûteux de construire un nouveau bâtiment.
  • Productivité et cadences décuplées : Avec le principe du « produit vers l’homme », vos caristes ne perdent plus de temps à chercher une référence. Le robot, piloté par un logiciel WMS/WCS, apporte la bonne palette avec une précision infaillible, augmentant radicalement le nombre de commandes traitées par heure.
  • Sécurité totale pour vos équipes : La manutention en grande hauteur avec des chariots élévateurs est dangereuse. En confinant le transstockeur dans une allée fermée et sécurisée selon la norme NF EN 528, vous éradiquez les risques de collision et protégez vos opérateurs.

Les différents types de transstockeurs : Lequel est fait pour vous ?

Il n’existe pas une machine universelle, mais des solutions adaptées à chaque besoin logistique. Voici les grandes familles à connaître pour faire le bon choix :

L’architecture : Mono-mât vs Bi-mât

  • Le Transtockeur Mono-mât : Doté d’un seul mât vertical, il est léger, rapide et extrêmement agile. C’est la solution idéale pour les charges légères à moyennes (comme des bacs ou des demi-palettes) et les entrepôts nécessitant une grande vitesse de préparation.
  • Le Transtockeur Bi-mât (ou double mât) : Plus robuste avec ses deux colonnes, il est conçu pour soulever des charges très lourdes et massives à de très grandes hauteurs sans fléchir. Il est parfait pour l’industrie lourde, la métallurgie ou le stockage de produits longs.

Les systèmes de préhension : Fourches, navettes et ponts

La manière dont le robot attrape la marchandise est déterminante :

  • Les fourches télescopiques : C’est le standard de l’industrie. Elles se déploient pour saisir les palettes (en simple ou double profondeur) directement dans les rayonnages.
  • Les systèmes à navette (satellites) : Le transtockeur dépose un petit chariot autonome (la navette) qui s’enfonce profondément dans les canaux de stockage. C’est la technologie reine pour le stockage ultra-haute densité.

Les 4 critères clés pour bien choisir son stockage vertical automatisé

Pour rédiger votre cahier des charges et échanger efficacement avec un intégrateur, posez-vous ces 4 questions fondamentales :

  1. La typologie de vos charges : Allez-vous stocker des bacs plastiques (Miniload), des palettes standards, ou des charges hors gabarit (tubes, profilés) ?
  2. Le poids et les dimensions : Ce critère dictera l’architecture (mono ou bi-mât) et la puissance des moteurs de levage et de translation de votre futur transtockeur automatique.
  3. La cadence requise (flux) : Combien de mouvements d’entrée et de sortie devez-vous réaliser par heure ? Une forte cadence orientera votre choix vers des machines plus rapides et des logiciels WCS d’optimisation de trajectoires.
  4. L’environnement de votre bâtiment : Quelle est la hauteur sous plafond utile ? Votre dalle au sol peut-elle supporter la pression de la machine et des rayonnages ?

Faut-il acheter neuf ou moderniser ? Le réflexe « Revamping »

Voici le secret le mieux gardé de l’intralogistique : si vous possédez déjà un ancien transtockeur qui tombe en panne, vous n’êtes pas obligé d’en acheter un neuf !

Chez MTKSA, nous sommes experts en revamping (ou rétrofit). Cette approche consiste à conserver le squelette mécanique de votre machine (qui est souvent en parfait état) et à moderniser uniquement son « cerveau » (remplacement des automates obsolètes, capteurs lasers, variateurs).

Pourquoi est-ce un choix stratégique ? Un projet de modernisation coûte 30 % à 40 % moins cher qu’une installation neuve. Il nécessite beaucoup moins de temps d’immobilisation de l’entrepôt, et vous permet d’atteindre des gains de productivité de l’ordre de +30 %, avec une machine totalement aux normes actuelles de sécurité.

Foire Aux Questions (FAQ) sur le choix d’un transtockeur

  • Quelle est la différence entre un transtockeur et un pont roulant ? Le transtockeur évolue au sol sur un rail de guidage (ou deux) au sein d’une allée très étroite pour ranger des palettes. Le pont roulant, lui, est suspendu au plafond de l’usine et sert principalement à déplacer librement de lourdes charges d’un bout à l’autre d’un atelier (comme dans la métallurgie).
  • Un transtockeur peut-il fonctionner dans une chambre froide ? Absolument ! Les transstockeurs sont souvent utilisés dans l’agroalimentaire. Il suffit de les équiper de composants électroniques et de lubrifiants adaptés aux températures négatives.
  • Quel est le délai moyen pour rentabiliser un transtockeur ? Grâce à l’économie de mètres carrés fonciers, à la réduction des erreurs de préparation et à la hausse massive de la productivité, le retour sur investissement d’un stockage vertical automatisé ou de sa modernisation (revamping) est souvent très rapide, généralement compris entre 1 et 5 ans selon l’envergure du projet.

Votre logistique mérite d’atteindre des sommets. N’hésitez pas à faire appel à un bureau d’études expert pour modéliser vos flux et choisir la solution technologique qui propulsera votre croissance !