Dans un paysage industriel marqué par une accélération constante des cycles technologiques, les entreprises font face à un dilemme stratégique majeur : comment maintenir la performance de leurs outils de production sans céder à la politique du remplacement systématique ? La manutention et le stockage automatisé, piliers de la logistique interne, sont particulièrement exposés à l’obsolescence technique. Pour répondre à cet enjeu, le rétrofit s’impose comme une discipline d’ingénierie à part entière, permettant de régénérer des installations existantes pour les porter aux standards de performance actuels.
La méthodologie développée par MTKSA dans ce domaine repose sur une approche où l’analyse critique du besoin client et la maîtrise des systèmes complexes permettent de transformer une installation vieillissante en un levier de productivité durable.
L’obsolescence technique : un défi de continuité opérationnelle
Le vieillissement des systèmes de stockage automatisés ne signifie pas nécessairement la fin de leur utilité structurelle. Souvent, la charpente métallique et les éléments lourds conservent leur intégrité, tandis que les composants électroniques, les automates et les systèmes informatiques deviennent introuvables sur le marché ou incompatibles avec les réseaux modernes.
Le diagnostic de l’existant
Le point de départ de tout projet de modernisation est une analyse approfondie de l’état des machines et du traitement de leur obsolescence. Cette phase d’expertise permet d’identifier les composants critiques dont la défaillance paralyserait l’ensemble de la chaîne logistique. Le rétrofit ne consiste pas en une simple réparation, mais en une réingénierie ciblée visant à sécuriser le maintien en conditions opérationnelles (MCO) sur le long terme.
La rupture technologique sans la destruction
Remplacer une installation complète de stockage automatisé représente un investissement colossal, assorti de risques opérationnels majeurs liés à l’arrêt prolongé de l’activité. Le savoir-faire technique permet d’intervenir “chirurgicalement” sur les systèmes. En remplaçant les couches d’automatisme et de pilotage informatique, il est possible de redonner une agilité moderne à une structure mécanique éprouvée, tout en évitant les coûts de génie civil et de déconstruction.
La méthodologie MTKSA : de l’étude à la projection stratégique
La valeur ajoutée d’une modernisation réussie réside dans la capacité à sortir du cadre strictement technique pour embrasser une vision globale de la logistique du site.
L’ingénierie centrée sur le flux
L’approche technique privilégie la compréhension du flux réel de l’utilisateur plutôt que les spécifications initiales de la machine. Lors de la phase de conception du rétrofit, l’objectif est d’adapter la solution aux évolutions du besoin client. Si les cadences ou les types de charges ont évolué depuis l’installation d’origine, la modernisation est l’occasion d’ajuster les cinématiques et les algorithmes de pilotage pour optimiser la fluidité des transferts.
Le plan directeur logistique
Une modernisation experte ne se contente pas de traiter le présent ; elle s’inscrit dans un plan directeur à long terme. Cette démarche consiste à projeter le fonctionnement de l’outil industriel sur des horizons de plusieurs années, 10, 15 voire jusqu’à 20 ans. En élaborant des dossiers de planification stratégique, l’ingénierie permet aux décideurs de visualiser la trajectoire de performance de leur outil de production et de planifier les investissements de rénovation de manière séquencée.
La modernisation comme alternative durable et rentable
Le choix du rétrofit face au remplacement à neuf s’appuie sur des arguments techniques et économiques rigoureux qui valorisent l’actif industriel existant.
Optimisation du retour sur investissement (ROI)
Le coût d’une modernisation profonde est significativement inférieur à celui d’une installation neuve équivalente. En capitalisant sur la structure mécanique existante, l’entreprise réduit son besoin en capital tout en bénéficiant des dernières innovations en matière de capteurs, de variateurs de vitesse et de logiciels de gestion d’entrepôt. Cette rentabilité est immédiate par la réduction des coûts de maintenance liés à l’élimination des pièces obsolètes.
Réduction des délais d’intervention
Un chantier de remplacement complet peut durer plusieurs mois et désorganiser totalement une chaîne logistique. À l’inverse, le rétrofit technique permet des interventions par étapes ou lors de fenêtres de maintenance planifiées. L’expertise dans la gestion de ces chantiers complexes assure un redémarrage rapide de l’outil industriel avec un niveau de fiabilité garanti.
L’expertise dans les systèmes complexes et critiques
Intervenir sur des machines conçues par d’autres constructeurs, parfois disparus, exige de multiples compétences englobant la mécanique, l’électrique, l’automatisme et l’informatique.
Une approche multifacette
La rénovation de systèmes de manutention lourds ou de stockage automatisé requiert une maîtrise totale de l’interaction entre les différentes couches technologiques. Il ne s’agit pas seulement d’installer de nouveaux composants, mais de s’assurer que l’intelligence du système (l’automate et le logiciel) communique parfaitement avec les organes mécaniques anciens. Cette capacité à intervenir sur des technologies variées est le gage d’une modernisation sans faille.
La sécurisation des actifs critiques
Pour certaines installations dont le rôle est vital pour l’activité, la rénovation est souvent la seule option viable en raison de l’impossibilité technique de reconstruire à l’identique dans des espaces contraints. L’ingénierie de pointe permet alors de concevoir des solutions de remplacement spécifiques qui s’insèrent dans l’existant, garantissant une pérennité que le constructeur d’origine ne pouvait parfois plus assurer.
L’innovation au service de la productivité industrielle
Le rétrofit moderne intègre désormais des outils de pointe pour accélérer la phase de conception et sécuriser la mise en œuvre technique.
L’apport de l’intelligence technologique
L’utilisation de technologies avancées permet d’analyser des masses de données techniques en un temps record. Lors de la comparaison de contrats de maintenance ou de spécifications de composants, ces outils permettent de détecter les failles de couverture ou les opportunités d’amélioration de la performance. Cette amélioration de la productivité dans l’ingénierie se traduit par des solutions de modernisation plus précises et plus réactives.
Vers une maintenance prédictive
La modernisation des systèmes est aussi l’occasion d’implémenter des outils de diagnostic modernes. En équipant les machines rénovées de capacités de communication de données, le rétrofit transforme un équipement passif en un outil connecté capable de signaler ses besoins de maintenance avant la panne. C’est ce saut technologique qui assure la performance durable de l’installation régénérée.
Le rétrofit n’est pas une solution de repli, mais une stratégie de gestion d’actifs visionnaire. En conciliant la robustesse des structures existantes avec l’agilité des nouvelles technologies, MTKSA démontre que la modernisation est la voie la plus efficace pour concilier performance industrielle et responsabilité économique. Cette expertise permet aux entreprises de transformer une menace d’obsolescence en une opportunité de montée en gamme technologique, sans les contraintes d’un remplacement total.
Faire le choix de la modernisation, c’est valoriser le patrimoine industriel tout en se projetant sereinement vers les défis logistiques de demain.
Redonnez une longueur d’avance à vos installations
Vos systèmes de stockage automatisés montrent des signes de fatigue ou d’obsolescence ? Ne laissez pas l’arrêt technique paralyser votre activité.
Confiez l’analyse de vos équipements aux experts de MTKSA. Nous élaborerons pour vous une stratégie de rétrofit sur mesure, capable de porter vos installations existantes vers de nouveaux sommets de performance et de fiabilité.
Dans l’univers impitoyable de la chaîne d’approvisionnement moderne, l’obsolescence est une menace insidieuse. Elle s’installe progressivement au cœur de vos entrepôts : une pièce de rechange introuvable, un automate programmable qui ne se met plus à jour, un système de sécurité qui n’est plus aux normes, ou des micro-arrêts qui rongent silencieusement votre Taux de Rendement Synthétique (TRS). Jusqu’au jour où l’équipement critique s’arrête, paralysant l’intégralité de vos expéditions.
Face à cette dégradation inéluctable, les décideurs financiers et industriels se croient souvent enfermés dans un dilemme binaire. D’un côté, l’investissement de remplacement complet (CapEx massif, arrêt de production de plusieurs mois, destruction de la structure existante). De l’autre, le statu quo (la maintenance « pompier », coûteuse et risquée).
Il existe pourtant une troisième voie, bien plus stratégique et économiquement rationnelle : le rewamping intralogistique. Loin d’être un simple dépannage, le rewamping consiste à extraire le « cerveau » vieillissant de vos machines tout en conservant leur « squelette » mécanique (souvent conçu pour durer des décennies), afin d’y insuffler les technologies de l’Industrie 4.0.
Mais comment s’assurer que cet investissement sera rentable ? La théorie du rewamping ne vaut que si elle se vérifie par des résultats opérationnels tangibles. Pour vous aider à franchir le pas, MTKSA décrypte pour vous 5 études de cas réelles, chiffres à l’appui, démontrant comment le rewamping transforme des installations obsolètes en véritables leviers de croissance avec un Retour sur Investissement (ROI) foudroyant.
Qu’est-ce que le Rewamping Intralogistique ?
Avant d’explorer nos cas d’usage, il est crucial de bien définir le périmètre d’une opération de rewamping (également appelée modernisation ou rétrofit lourd). Contrairement à la maintenance palliative qui vise juste à redémarrer une ligne, le rewamping est une opération systémique qui touche aux trois piliers de votre machine :
L’Automatisme (Le Cerveau) : Remplacement des automates obsolètes (type Siemens S5 ou Schneider PL7) par des processeurs de dernière génération (S7, TIA Portal), permettant l’interconnexion avec votre ERP ou votre WMS.
L’Électrique et le Mouvement (Le Système Nerveux) : Mise à niveau des armoires de puissance, intégration de nouveaux variateurs de fréquence intelligents et de motoréducteurs à haut rendement énergétique.
La Sécurité (Le Bouclier) : Mise en conformité stricte avec les directives européennes (comme la norme NF EN 528 pour les transtockeurs) via l’intégration de barrières immatérielles, de sas et de radars volumétriques.
L’objectif ? Repartir pour un cycle de vie de 15 à 20 ans, avec un investissement représentant généralement entre 25 % et 50 % du coût d’une machine neuve.
5 Études de Cas : La preuve du ROI par le terrain
Voici comment l’ingénierie de MTKSA a permis à cinq entreprises de secteurs très différents de surmonter leurs défis opérationnels grâce au rewamping.
Cas #1 : Log’S – +300% de productivité sur les flux verticaux
Le Contexte : Le groupe Log’S, acteur majeur de la prestation logistique (3PL), gère des flux à très haute densité sur des mezzanines multi-niveaux. L’efficacité de ce stockage était bridée par l’obsolescence du système d’acheminement des palettes, causant des arrêts fréquents et limitant le débit à 20 palettes par heure. L’achat d’un système neuf était estimé à plus d’un million d’euros. L’Intervention MTKSA : Rénovation complète des systèmes de contrôle et refonte des flux physiques d’entrée et de sortie des monte-charges. Le ROI Concret :
Débit explosif : La cadence est passée de 20 à plus de 60 palettes par heure (+ 300 %), permettant d’absorber de nouveaux clients sans pousser les murs.
Économies massives : L’élimination des pannes a permis d’économiser environ 180 000 € de temps d’arrêt annuel.
Rentabilité : Avec un investissement de rewamping bien inférieur à l’achat du neuf, le ROI sur 5 ans a atteint le chiffre spectaculaire de 533 %. L’installation est, selon la direction, « 100 % opérationnelle et fiable ».
Cas #2 : Ministère des Armées – Disponibilité 24/7 et Souveraineté
Le Contexte : Les bases logistiques de l’aéronautique navale gèrent des pièces critiques pour la maintenance des aéronefs de la Marine Nationale. Les systèmes de stockage automatisés (girostockeurs) vieillissants menaçaient le Maintien en Condition Opérationnelle (MCO). Une panne prolongée ici ne coûte pas que de l’argent ; elle impacte la capacité de défense du pays. L’Intervention MTKSA : Migration des automates obsolètes vers des plateformes standardisées, rétrofit sécuritaire complet, et surtout, traduction et francisation de toute la documentation technique pour une appropriation totale par les services de l’État. Le ROI Concret :
Disponibilité absolue : La disponibilité technique est remontée au-delà de 98 %, avec un taux de satisfaction mesuré à 100 % depuis 2016.
Indépendance technologique : Le Ministère s’est affranchi de la dépendance envers le constructeur étranger d’origine pour ses pièces de rechange, reprenant le plein contrôle souverain de ses équipements logistiques.
Cas #3 : Sous-traitance Automobile – Un transtockeur modernisé en 14 jours chrono
Le Contexte : Un acteur de l’automobile était paralysé par un transtockeur de 22 ans tournant sous une technologie Siemens S5. La productivité était en chute libre et un remplacement à neuf exigeait 8 semaines d’arrêt d’usine (impossible pour ce fournisseur en flux tendu). L’Intervention MTKSA : Préparation du nouvel automatisme en atelier (Shadow Mode). Lors de la fermeture estivale de 2 semaines, nos équipes ont opéré la bascule : migration vers Siemens S7-1500, intégration de télémètres laser de positionnement (au millimètre près) et installation de variateurs SEW à régénération d’énergie. Le ROI Concret :
Rapidité d’exécution : Zéro perte de production, l’installation ayant été faite durant les congés.
Performance et écologie : La productivité du transtockeur a bondi de +30 %, tandis que la facture électrique de la machine a baissé de 15 %. Le Payback (temps de retour) a été atteint en seulement 18 mois.
Cas #4 : Industrie Agroalimentaire – Vaincre l’humidité par l’intelligence
Le Contexte : Dans une usine de transformation alimentaire, une ligne de convoyage subissait des pannes hebdomadaires en raison des lavages haute pression et de l’humidité ambiante, qui détruisaient les cellules optiques et les moteurs classiques. L’Intervention MTKSA : Remplacement ciblé de la motorisation par des motoréducteurs à carter lisse (IP69K, étanches et lavables). Côté détection, déploiement de capteurs intelligents connectés via IO-Link. Le ROI Concret :
Éradication des pannes : La disponibilité de la ligne est devenue quasi-totale.
Maintenance prédictive : Grâce au réseau IO-Link, le capteur alerte lui-même l’automate s’il s’encrasse avant de tomber en défaut. La maintenance est passée de curative (urgente) à prédictive (anticipée).
Cas #5 : Centre de Tri Logistique – +15% de capacité par la vision 3D
Le Contexte : Un logisticien E-commerce saturait sur son système de tri (sorter) incapable de gérer l’hétérogénéité des nouveaux formats d’emballage, générant trop de rejets manuels. L’Intervention MTKSA : Plutôt que de remplacer la mécanique lourde du trieur, nos ingénieurs ont modernisé la « couche de perception ». Intégration de caméras modernes capables de reconstruire le volume des objets en 3D en temps réel, couplée à une mise à jour du logiciel de pilotage (WCS) pour un « pas de tri » dynamique. Le ROI Concret :
Capacité démultipliée : Réduction de l’espacement inutile entre les colis, augmentant le débit global de 15 %.
Précision chirurgicale : Le taux de lecture est passé de 95 % à 99,5 %, réduisant drastiquement les coûts liés au retraitement manuel des colis non reconnus.
L’Écosystème MTKSA : Vos partenaires pour sécuriser l’avenir
L’analyse de ces 5 études de cas démontre une réalité implacable : le rewamping n’est pas une dépense de réparation, c’est une stratégie d’investissement chirurgicale à très haut rendement.
Cependant, réussir la modernisation d’une machine en activité exige une méthodologie rigoureuse et des composants de classe mondiale. En tant qu’intégrateur français indépendant, MTKSA s’entoure d’un écosystème de partenaires technologiques d’excellence pour bâtir l’intelligence de vos futurs systèmes :
Leuze : Pour l’intégration des capteurs de pointe, des radars anti-intrusion volumétriques (LBK) et des scanners laser de sécurité garantissant votre mise en conformité (Norme EN 528).
KEB : Pour l’électronique de puissance, le motion control (variateurs) assurant des mouvements fluides qui doublent la durée de vie de votre mécanique.
Lyon Industrie Services (LIS) : Pour la conception, la mise aux normes et le câblage irréprochable de vos armoires électriques industrielles.
Votre installation logistique a plus de 10 ans ? Ne subissez plus les micro-arrêts et l’obsolescence ! Ne prenez pas la décision coûteuse d’un remplacement à neuf sans avoir exploré le potentiel caché de votre entrepôt. Contactez le bureau d’études de MTKSA pour un audit de faisabilité.
Vous souhaitez voir l’intégration de ces technologies de vos propres yeux ? Planifiez dès aujourd’hui votre visite privée dans notre Showroom technologique de Beynost, et calculez avec nos ingénieurs le ROI de votre futur projet de rewamping !
Dans l’industrie logistique, l’obsolescence est une menace silencieuse. Elle s’installe progressivement : une panne aléatoire par-ci, une pièce détachée introuvable par-là, jusqu’au jour où le système critique s’arrête, paralysant l’ensemble de la chaîne de production.
C’est exactement le scénario auquel faisait face l’un de nos clients, un acteur majeur de la sous-traitance automobile, dont l’entrepôt automatisé vieux de 22 ans était devenu le goulot d’étranglement de l’usine.
Plutôt que de raser l’existant pour reconstruire à neuf – un investissement colossal et chronophage – ce client a choisi l’approche chirurgicale : le revamping (ou rétrofit) complet de son installation par MTKSA.
Résultat ? Une installation remise aux normes, une disponibilité machine remontée à 99,8%, et un gain de productivité global de 30%.
Dans cette étude de cas technique, nous décortiquons, étape par étape, comment nous avons transformé une « épave technologique » en une bête de course logistique 4.0.
1. Le contexte : Une installation « en fin de vie »
Notre client opère dans le secteur tendu du « Just-In-Time ». Son magasin automatique est le poumon de l’usine : il stocke les produits semi-finis entre la production et l’assemblage final.
La fiche d’identité de l’installation initiale
Mise en service : 1992.
Type de matériel : Transtockeur mono-mât pour palettes Europe (800×1200).
Hauteur : 14 mètres.
Capacité : 4 500 emplacements.
Technologie de contrôle : Automates Siemens S5 (technologie des années 90).
Positionnement : Codeurs incrémentaux.
Communication : Liaisons série et nappes parallèles.
Les symptômes de la crise
Lors de notre premier audit sur site, le Responsable Maintenance nous a décrit un quotidien devenu infernal :
Obsolescence Automatisme : La gamme Siemens S5 n’est plus maintenue par le constructeur depuis des années. Les cartes d’entrée/sortie se négociaient à prix d’or sur le marché de l’occasion (eBay, brokers spécialisés), sans garantie de fiabilité.
Pannes à répétition : Le taux de disponibilité était tombé sous la barre critique des 85%. Les arrêts étaient souvent dus à des défauts de positionnement (jeu mécanique) ou à des « plantages » inexpliqués de l’automate nécessitant un redémarrage complet.
Sécurité obsolète : L’installation respectait les normes de 1992, mais était loin des exigences de la Norme EN 528 actuelle. Les zones de maintenance n’étaient pas sécurisées, et les vitesses n’étaient pas contrôlées par l’automate de sécurité.
Interface WMS impossible : Le vieux système ne pouvait pas communiquer efficacement avec le nouvel ERP (SAP) que le groupe souhaitait déployer. Les opérateurs devaient parfois saisir manuellement les ordres de mouvement.
2. Le dilemme Décisionnel : Remplacer ou Moderniser ?
Face à ce constat, la Direction Générale du client hésitait entre deux scénarios. MTKSA a accompagné cette phase d’aide à la décision en chiffrant les deux options.
Option A : Le remplacement à neuf
Le projet : Démontage complet du transtockeur et du rayonnage, génie civil, installation d’une nouvelle machine.
Coût estimé : 100% (Base de référence).
Arrêt de production : 3 mois (démontage + montage).
Risque : Impact majeur sur la production, nécessité de louer un entrepôt externe pendant les travaux.
Option B : Le revamping (Solution MTKSA)
Le projet : Conservation de la structure métallique (rayonnages et structure du transtockeur qui étaient sains), remplacement de toute l’armoire électrique, des moteurs, des capteurs et de l’intelligence (WCS).
Coût estimé : 40 à 50% du prix du neuf.
Arrêt de production : 3 semaines (réalisable pendant la fermeture annuelle d’août).
Avantage : ROI rapide (- de 3 ans) et impact minime sur l’activité.
Le choix a été sans appel : Le revamping a été validé.
3. L’audit technique et la définition de la solution
Avant de toucher au moindre boulon, le Bureau d’Études MTKSA a réalisé une analyse fonctionnelle et organique détaillée. L’objectif n’était pas seulement de « réparer », mais d’optimiser.
Le diagnostic mécanique
La structure était robuste. Cependant, les pièces en mouvement étaient fatigués :
Galets de roulement : Les bandages polyuréthane étaient craquelés, créant des vibrations qui perturbaient les capteurs.
Câbles de levage : Signes d’usure, à remplacer impérativement.
Guidage : Les rails de guidage présentaient des défauts d’alignement mineurs.
La solution électrique et automatisme proposée
Nous avons conçu une architecture ouverte et pérenne, basée sur des standards du marché pour garantir la maintenabilité future (non-propriétaire).
Cœur du système (API) : Migration vers un automate Siemens S7-1500 (TIA Portal). C’est le standard actuel, offrant puissance de calcul et diagnostic intégré.
Variation de vitesse : Remplacement des vieux variateurs DC par des variateurs de fréquence SEW MOVIDRIVE de dernière génération, avec modules de régénération d’énergie (réinjection du courant dans le réseau lors de la descente de la charge).
Positionnement : Suppression de la mécanique (codeurs roues). Installation de télémètres laser longue portée (Sick ou Leuze) pour une répétabilité absolue (+/- 1mm) en X (translation) et Y (levage), insensible à l’usure des roues ou au patinage.
Transmission de données : Remplacement des guirlandes de câbles et des rails conducteurs par une communication optique (Leuze DDLS) pour le bus de terrain (PROFINET). Fini les câbles coupés par la fatigue.
4. La mise en oeuvre : Une opération « commando »
Le défi majeur de ce projet n’était pas technique, mais temporel. Nous disposions d’une fenêtre de tir de 14 jours (fermeture d’été) pour tout remplacer, tester et redémarrer.
Pour tenir ce délai, l’improvisation était interdite.
Câblage des armoires : Les nouvelles armoires électriques ont été entièrement câblées et testées dans nos ateliers à Lyon.
Programmation et Simulation : Nos automaticiens ont développé le programme sous TIA Portal et l’ont testé sur une maquette numérique. Nous avons simulé les cycles, les défauts et les échanges avec le WMS client avant même d’arriver sur site.
Phase 2 : Le chantier (J-0 à J-10)
Dès l’arrêt de la production :
Démontage (3 jours) : Dépose de l’ancienne armoire embarquée, des kilomètres de câbles obsolètes, des anciens moteurs et des cames au sol. Nettoyage complet de la structure.
Installation Mécanique (3 jours) : Pose des nouveaux blocs moteurs (plus compacts et puissants), changement des galets, installation des supports laser.
Installation Électrique (4 jours) : Pose de la nouvelle armoire, tirage des nouveaux câbles (Bus de terrain, Puissance, Sécurité), installation du système de transmission optique.
Phase 3 : Mise en service et optimisation (J-11 à J-14)
Une fois le « Jus » mis :
Réglage des axes : Paramétrage des boucles d’asservissement des variateurs. C’est ici que se joue la performance. Contrairement à l’ancien système qui avait des rampes d’accélération « molles » pour ménager la mécanique, les nouveaux variateurs permettent des courbes en « S » optimisées, réduisant les à-coups tout en augmentant l’accélération.
Tests de sécurité (SAT) : Validation des arrêts d’urgence, des vitesses limites selon la norme EN 528.
5. Les résultats : Analyse des gains (ROI)
Trois mois après la remise en route, nous avons réalisé un bilan de performance avec le client. Les chiffres dépassaient les attentes initiales.
1. Gain de productivité : +30%
C’est le chiffre clé de cette étude de cas. Comment avons-nous obtenu 30% de flux en plus avec la même structure mécanique ?
Vitesse et accélération : Les nouveaux moteurs et variateurs ont permis d’augmenter la performance globale de déplacement du transtockeur.
Cycles combinés : Optimisation de la gestion des flux de palettes.
Optimisation du stockage : La fonction WCS a permis d’optimiser la localisation des produits à forte rotation au plus près des postes de picking.
2. Fiabilité et disponibilité : 99,8%
Le taux de disponibilité est passé de <85% à >99%.
Finis les défauts de positionnement.
Finis les arrêts pour « défaut communication ».
La maintenance est devenue préventive et non plus curative.
3. Réduction de la facture énergétique : -15%
L’intégration de variateurs à régénération d’énergie permet de renvoyer l’électricité produite lors du freinage et de la descente de la charge vers le réseau électrique de l’usine. Sur un équipement de plusieurs tonnes en mouvement perpétuel, l’économie est substantielle.
4. Ergonomie et sécurité
Le personnel de maintenance dispose désormais d’une IHM (Interface Homme-Machine) tactile qui délivre un diagnostic clair.
Avant : Un code erreur cryptique « E045 » sur un afficheur 7 segments.
Après : Un message clair « Défaut Variateur Axe Z » avec un schéma montrant l’organe incriminé. L’installation est désormais 100% conforme à la directive machine et rassure les opérateurs comme l’inspection du travail.
6. Focus technique : Pourquoi cette solution est pérenne pour 15 ans
En tant que décideur technique, vous savez que la « modernité » est éphémère. C’est pourquoi le choix des technologies lors d’un revamping est essentiel.
L’ouverture du système
MTKSA livre les codes sources du programme automate au client. Contrairement aux constructeurs OEM (Original Equipment Manufacturer) qui verrouillent leurs systèmes (« Black Box ») pour obliger le client à passer par eux pour la maintenance, nous jouons la carte de la transparence. Votre équipe de maintenance a la main. Si demain vous souhaitez modifier une cadence ou ajouter une position de dépose, vous êtes autonomes.
La connectivité IIoT (Internet of Things)
Le nouveau système n’est plus un îlot isolé. Le transtockeur remonte des données précieuses au système informatique du client :
Consommation électrique en temps réel.
Nombre de cycles effectués (pour prévoir la maintenance).
Analyse vibratoire (pour détecter une usure prématurée d’un galet). C’est la première brique vers la maintenance prédictive.
7. Le Revamping, levier de compétitivité insoupçonné
Cette étude de cas démontre qu’il n’est pas toujours nécessaire d’investir des millions dans un nouvel entrepôt pour gagner en performance.
Le transtockeur de notre client, autrefois « verrue » de l’usine, est redevenu un actif stratégique performant, sûr et économe. Le Retour sur Investissement (ROI) global de l’opération a été calculé sur 18 mois, en prenant en compte les gains de productivité, l’économie d’énergie et la suppression des coûts d’arrêts de production.
Ce que vous devez retenir pour votre propre installation :
Si votre structure mécanique est saine, ne la jetez pas.
L’obsolescence de l’automate est un risque mortel, mais c’est aussi une opportunité d’upgrade.
Un revamping bien mené par des spécialistes (MTKSA) peut se faire sans paralyser votre activité.
Votre transtockeur a plus de 15 ans ? Vous craignez la panne fatale ?
N’attendez pas l’écran noir sur votre machine. L’anticipation est la clé d’un revamping réussi et économique. Chez MTKSA, nous réalisons un audit complet de votre installation existante (mécanique, électrique, automatisme) pour évaluer le potentiel de modernisation.
Dans le silence feutré d’une armoire électrique, une bombe à retardement tique parfois depuis plus de vingt ans. Elle ne contient pas d’explosifs, mais des processeurs, des cartes d’entrées/sorties et des condensateurs chimiques.
L’automate programmable industriel (API) est le cerveau de votre installation intralogistique. Qu’il pilote un transtockeur de 30 mètres de haut, un réseau complexe de convoyeurs ou un élévateur de palettes, c’est lui qui orchestre chaque mouvement, chaque capteur, chaque sécurité.
Pourtant, dans l’industrie, on a tendance à appliquer l’adage dangereux : « Tant que ça marche, on ne touche pas ». C’est une erreur stratégique majeure. Contrairement à une usure mécanique visible (un galet qui grince, un câble qui s’effiloche), l’obsolescence de l’automatisme est invisible jusqu’au jour J : l’écran noir, l’arrêt brutal, et le silence pesant d’un entrepôt paralysé.
Chez MTKSA, nous intervenons régulièrement en « pompier » sur des systèmes en panne critique. Mais nous préférons intervenir en « architecte » pour moderniser avant la catastrophe. Comment savoir si votre installation est dans la zone rouge ?
Voici les 5 signes techniques et opérationnels indiscutables qui prouvent que votre automate est obsolète et que le revamping n’est plus une option, mais une nécessité vitale.
Signe N°1 : La « Chasse au Trésor » pour les pièces de rechange
Le premier symptôme est purement logistique et financier. Lorsque votre service maintenance ou vos achats commencent à passer plus de temps à chercher une carte électronique qu’à réparer la machine, l’alerte est maximale.
La fin du support constructeur (End of Life)
Les grands constructeurs (Siemens, Schneider Electric/Telemecanique, Rockwell/Allen-Bradley) ont des cycles de vie produits très précis.
Prenez l’exemple emblématique du Siemens SIMATIC S5. Cette gamme légendaire, installée massivement dans les années 80 et 90, a vu sa fabrication arrêtée en 2003. La fin de la fourniture des pièces de rechange (par le canal officiel) a eu lieu en 2013/2015.
Si votre transtockeur tourne encore sous S5 (ou sous Telemecanique TSX 17/47), vous naviguez sans radar. En cas de panne CPU ou de claquage d’une carte d’axe, vous ne pouvez plus appeler Siemens.
Le marché gris et le risque du « Reconditionné »
Face à cette pénurie, les industriels se tournent vers le « marché gris » : brokers spécialisés, eBay, revendeurs de matériel d’occasion.
Ce marché présente trois risques majeurs pour une installation critique :
L’inflation galopante : La loi de l’offre et la demande est brutale. Une carte processeur qui valait 500€ en 2000 peut se négocier aujourd’hui à 3 000€ ou 5 000€, simplement parce qu’elle est rare.
L’incertitude sur la qualité : Vous achetez souvent du matériel « refurbished » (reconditionné). Quelle est la durée de vie résiduelle des composants internes ? Cette carte a-t-elle été stockée dans un environnement humide ? A-t-elle subi des chocs thermiques ? Vous installez une pièce potentiellement aussi usée que celle qui vient de lâcher.
Le délai d’approvisionnement : Une pièce disponible chez un broker en Allemagne ou aux USA peut mettre 4 à 5 jours à arriver (dédouanement inclus). Pouvez-vous vous permettre 5 jours d’arrêt total de votre logistique ?
Le constat MTKSA : Si vous devez aller sur eBay pour maintenir votre outil de production, vous n’êtes plus dans une gestion industrielle, vous êtes dans la survie.
Signe N°2 : Le « Bus Factor » et la perte de compétence humaine
L’obsolescence n’est pas que matérielle (hardware), elle est aussi humaine (know-how). C’est ce que les informaticiens appellent le « Bus Factor » : si votre seul technicien compétent se fait renverser par un bus (ou plus joyeusement, part à la retraite), le projet s’arrête.
La barrière du langage et des outils
Les automates d’anciennes générations se programment avec des langages et des outils qui ont disparu des cursus de formation actuels.
Siemens S5 se programme sous STEP 5, souvent en liste d’instructions complexe.
Telemecanique utilisait le langage PL7-2 ou PL7-3 sous le système d’exploitation OS/2 ou DOS.
Aujourd’hui, un jeune automaticien sortant d’école est formé sur TIA Portal (Siemens S7-1200/1500), sur Unity/EcoStruxure (Schneider) ou Studio 5000 (Rockwell). Il maîtrise le texte structuré (SCL) et les blocs fonctionnels. Le mettre devant une console de programmation DOS avec une interface en ligne de commande est non seulement inefficace, mais dangereux : le risque d’erreur de manipulation est énorme.
Le cauchemar de la « Valise de Maintenance »
Avez-vous dans votre atelier un vieux PC portable beige, épais comme une brique, tournant sous Windows 95 ou XP, que personne n’a le droit de toucher ? C’est souvent le seul ordinateur équipé du port Série (RS232) et du logiciel capable de se connecter à votre automate. Si ce PC tombe en panne (disque dur HS), vous perdez votre capacité à diagnostiquer l’automate. Les convertisseurs USB-Série modernes fonctionnent très mal avec les protocoles temps réel des années 90. Cette dépendance à un matériel informatique obsolète est un signe clair qu’il faut moderniser.
Signe N°3 : L’isolement numérique (La « Boîte Noire »)
Nous sommes à l’ère de l’Industrie 4.0, de la Data et de l’interconnectivité. Votre ERP (SAP, Sage, Microsoft Dynamics) et votre WMS (Warehouse Management System) ont besoin de données en temps réel pour optimiser les flux.
L’incapacité à communiquer
Les anciens automates ont été conçus pour piloter des actionneurs, pas pour échanger des mégaoctets de données.
Ils communiquent souvent via des liaisons série lentes (RS232, RS485) ou des nappes parallèles (I/O hardwiring).
Ils ne supportent pas les protocoles modernes comme PROFINET, Ethernet/IP, OPC UA ou MQTT.
Les conséquences opérationnelles
Si votre transtockeur est une « boîte noire » isolée :
Vous ne pouvez pas remonter les codes défauts précis à la supervision.
Vous ne pouvez pas suivre la consommation énergétique.
Vous ne pouvez pas faire de maintenance prédictive (analyse vibratoire, nombre de cycles).
Toute modification de processus (ex: changement de format de palette) nécessite une reprogrammation lourde, voire impossible si la mémoire de l’automate est saturée.
Une installation qui ne peut pas « parler » au reste de l’usine est une installation condamnée à court terme par les exigences de traçabilité et de performance.
Signe N°4 : La fiabilité erratique et les « fantômes » dans la machine
C’est le signe le plus frustrant pour les équipes de maintenance. L’installation ne tombe pas en panne franchement, elle « bugue ».
Le vieillissement physique des composants électroniques
Un automate est composé de circuits imprimés. Avec le temps (20 ans et plus), plusieurs phénomènes physiques se produisent :
Séchage des condensateurs électrolytiques : Provoque des pannes de variateurs de vitesse.
Oxydation des contacts (Backplane) : Les fonds de paniers (racks) où sont enfichées les cartes peuvent présenter des micro-coupures dues aux vibrations et à l’oxydation, créant des faux contacts intermittents.
Corruption des mémoires EPROM/EEPROM : Les programmes stockés sur des puces mémoires peuvent subir ce qu’on appelle le « Bit Rot » (dégradation des données). Un bit qui change d’état peut corrompre une instruction, entraînant un comportement aberrant de la machine.
Le diagnostic impossible
Ces pannes sont souvent non reproductibles. Le technicien arrive, relance la machine, et « ça repart ». Jusqu’à la prochaine fois. Ces micro-arrêts, mis bout à bout, peuvent représenter 5% à 10% de perte de productivité annuelle. Si votre machine a des comportements « inexplicables » que vous résolvez par un simple On/Off, c’est que l’électronique est en fin de vie.
Signe N°5 : Le fossé normatif et sécuritaire
C’est sans doute le point le plus critique juridiquement pour le directeur d’usine. Les normes de sécurité ont radicalement évolué en 20 ans.
De la logique câblée à la sécurité intégrée
Sur les anciennes installations, la sécurité (Arrêt d’Urgence, porte de cellule) est gérée par des relais électromécaniques en « logique câblée ». C’est robuste, mais rigide et difficile à diagnostiquer (quel contacteur est collé ?).
De plus, les anciennes normes de sécurité étaient moins exigeantes sur la redondance et l’autocontrôle.
Aujourd’hui, la Norme EN 528 (spécifique aux transtockeurs) et la Directive Machine imposent des niveaux de performance (PL – Performance Level) élevés.
Les automates modernes (comme le Siemens S7-1500F ou Safety) intègrent la sécurité directement dans le processeur via le protocole PROFIsafe. Cela permet :
De surveiller les vitesses en temps réel (SLS – Safely Limited Speed) pour permettre des interventions de maintenance en mode dégradé sécurisé.
De diagnostiquer instantanément quel capteur de sécurité est défaillant.
De garantir que le système ne pourra pas redémarrer intempestivement.
Conserver un vieil automate, c’est souvent conserver une architecture de sécurité qui ne passerait pas un audit de conformité actuel rigoureux. En cas d’accident corporel, la responsabilité de l’entreprise (et du dirigeant) pourrait être engagée pour utilisation de matériel non conforme aux règles de l’art actuelles.
La solution : Le Revamping (Rétrofit) automatisme
Si vous avez reconnu un ou plusieurs de ces signes sur votre installation, il est temps d’agir. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de remplacer toute la machine. La structure métallique (mât, rayonnages) et souvent la mécanique lourde peuvent être conservées.
La solution est le Revamping Automatisme.
En quoi cela consiste-t-il ?
Le revamping est une opération chirurgicale qui consiste à remplacer le « cerveau » et le « système nerveux » de la machine tout en gardant le « squelette ».
Concrètement, MTKSA intervient pour :
Remplacer l’automate obsolète (ex: S5) par une génération actuelle (ex: S7-1500).
Remplacer les variateurs de vitesse (souvent en fin de vie aussi) par des modèles actuels (SEW, KEB, Siemens) offrant de meilleures performances et de la régénération d’énergie.
Remplacer les systèmes de positionnement (vieux codeurs) par des télémètres laser précis.
Refaire l’armoire électrique pour la mettre aux normes électriques actuelles.
Le débat technique : Conversion vs Réécriture
Une question essentielle se pose lors d’un revamping : faut-il simplement « convertir » le vieux programme (moulinette logicielle) ou le réécrire ?
La conversion (Automatique) : Il existe des outils pour traduire du code STEP7 vers TIA Portal. C’est tentant car plus rapide. MAIS, cela donne un résultat imparfait, non optimisé, qui reproduit les bugs de l’ancien système sans tirer parti des nouvelles fonctionnalités.
La réécriture (Approche MTKSA) : Nous préconisons la réécriture complète de l’analyse fonctionnelle. Pourquoi ? Parce que les automates modernes permettent des structures de programmation (Grafcet structuré, Blocs Fonctionnels) beaucoup plus puissantes. C’est l’occasion d’optimiser les cycles (lissage des courbes, mouvements combinés) et de gagner en productivité (souvent +15 à 20% de cadence juste par le code).
Pourquoi confier votre Revamping à MTKSA ?
Changer un automate sur un convoyeur simple est à la portée de beaucoup. Revamper un transtockeur ou un système automatisé complexe est un métier de spécialiste.
La maîtrise du temps d’arrêt : Nous savons que votre production ne peut pas s’arrêter 2 mois. Nous préparons le revamping en « temps masqué » (câblage des platines en atelier, simulation du programme sur jumeau numérique). L’intervention sur site est concentrée sur une période courte (souvent les congés d’été ou d’hiver).
La double compétence Mécanique/Automatisme : Contrairement à un pur intégrateur électricien, nous comprenons les contraintes mécaniques d’un transtockeur (inertie, ballant du mât, usure des galets). Nous adaptons les rampes d’accélération de l’automate à la réalité physique de votre machine âgée.
L’indépendance technologique : Nous travaillons avec les standards majeurs (Siemens, Schneider, Rockwell) et nous vous livrons les programmes sources. Vous restez maître de votre installation.
Le coût de l’inaction
Combien coûte une heure d’arrêt de votre entrepôt ? 1 000 € ? 10 000 € ?
Si votre automate S5 lâche demain et que la pièce met 5 jours à arriver, le calcul est vite fait. Le coût de cet arrêt non planifié dépassera probablement le coût d’un projet de revamping préventif.
L’obsolescence est inévitable, mais la panne, elle, est évitable. Moderniser votre automate, ce n’est pas seulement éviter le pire, c’est faire entrer votre outil de production dans une nouvelle ère de performance et de connectivité.
Votre automate a plus de 15 ans ?
Ne jouez pas à la roulette russe avec votre logistique. Faites évaluer le niveau de risque de votre installation par nos experts.
Au cœur de l’entrepôt moderne, le transtockeur est un colosse infatigable. Depuis 15, 20, voire 25 ans, il est l’épine dorsale de votre flux logistique, déplaçant des milliers de palettes avec une fiabilité mécanique qui a fait ses preuves au fil des décennies. Mais ce colosse vieillit. Les pannes se font plus fréquentes, les pièces de rechange deviennent introuvables et les temps d’arrêt non planifiés (Downtime) rongent silencieusement votre rentabilité.
Face à ce constat alarmant d’obsolescence, le réflexe des directeurs logistiques et des décideurs industriels est souvent radical : « Il faut tout remplacer. »
Pourtant, cette option est synonyme d’un investissement colossal (CapEx) à sept chiffres, d’arrêts de production s’étalant sur plusieurs mois et de travaux de génie civil complexes pour démanteler l’ancienne structure et en ériger une nouvelle. Aujourd’hui, cette destruction systématique n’est plus la seule voie possible. Une alternative stratégique, plus agile, écologique et économiquement bien plus rationnelle, s’impose comme la solution d’avenir pour l’intralogistique : la modernisation de transtockeur, également appelée revamping.
Pourquoi s’engager dans un remplacement complet et ruineux quand on peut redonner à son installation existante des performances logistiques et sécuritaires supérieures à celles d’origine ? Ce guide 2026, conçu par les ingénieurs experts de MTKSA, est le pilier de votre réflexion stratégique. Il décrypte les signes de l’obsolescence matérielle et démontre comment la modernisation peut transformer une contrainte technique en un formidable levier de performance pour votre Supply Chain.
1. Qu’est-ce que la modernisation (ou revamping) d’un transtockeur ?
Avant d’analyser les bénéfices de cette approche, il est essentiel de définir précisément ce qu’implique la modernisation d’un système automatisé lourd.
La différence cruciale entre rétrofit et revamping
Il est courant de confondre ces deux termes, pourtant très différents dans leur portée. Le rétrofit consiste généralement en une intervention de maintenance palliative à petite échelle (par exemple, remplacer un vieux moteur cassé par un modèle équivalent plus récent). C’est un pansement sur une jambe de bois.
Le revamping, en revanche, adresse directement la cause racine de la baisse de fiabilité. C’est une réingénierie complète de l’installation. Chez MTKSA, notre philosophie est simple : nous conservons le « squelette » mécanique (le mât, les rails, la structure en acier qui sont conçus pour durer un siècle) et nous remplaçons intégralement le « cerveau » et les « muscles » de la machine. Cela inclut la migration des automates programmables, le changement des variateurs de fréquence, la mise à jour des capteurs de positionnement et la refonte de l’architecture de sécurité.
2. Les 5 signes d’obsolescence qui ne trompent pas
L’obsolescence d’un transtockeur n’est pas un événement soudain, c’est un processus insidieux. Savoir identifier les signaux faibles est la première étape pour éviter l’arrêt de production critique. Si vous reconnaissez votre installation dans plusieurs des points suivants, il est grand temps d’agir.
La « Chasse au Trésor » pour les pièces de rechange Votre automate Siemens S5 ou votre vieux Telemecanique n’est plus fabriqué depuis des années. Pour trouver une carte d’entrée/sortie de rechange, votre service maintenance est obligé de fouiller sur le marché gris ou d’acheter des pièces d’occasion sur internet à des prix exorbitants, sans aucune garantie de fiabilité.
La perte de la compétence humaine (Le « Bus Factor ») Les langages de programmation des années 90 (comme le STEP 5) ne sont plus enseignés. Le seul technicien de votre usine capable de se connecter à votre vieux transtockeur part bientôt à la retraite. S’il n’est pas là le jour de la panne, votre entrepôt est totalement paralysé.
L’isolement numérique et l’impossibilité d’évoluer Votre transtockeur fonctionne en vase clos. Il est incapable de communiquer de manière fluide avec votre nouveau logiciel WMS (Warehouse Management System) ou votre ERP. Cette absence de connectivité bride vos possibilités d’optimisation des flux en temps réel (l’Intralogistique 4.0).
Les micro-arrêts et la baisse du TRS La machine ne casse pas franchement, mais elle s’arrête régulièrement pour des « défauts de positionnement » ou des « erreurs de communication ». Ces micro-arrêts obligent un opérateur à réarmer le système en permanence, détruisant votre Taux de Rendement Synthétique (TRS).
Le fossé normatif et sécuritaire Les normes de sécurité industrielle évoluent plus vite que la durée de vie des machines. Un transtockeur installé en 2005 n’est absolument plus conforme aux exigences actuelles, notamment à la nouvelle mouture de la norme NF EN 528, qui encadre strictement les systèmes de freinage, les accès de maintenance et la détection d’intrusion humaine.
3. Pourquoi choisir la modernisation plutôt que le remplacement ? Les 3 bénéfices clés
Si votre équipement présente ces signes d’obsolescence, le revamping s’impose comme la décision financière et technique la plus rationnelle. Voici pourquoi.
Bénéfice n°1 : Le bénéfice financier (Un ROI imbattable)
Remplacer un transtockeur exige de démolir la toiture de l’entrepôt pour extraire le mât à la grue, d’acheter des dizaines de tonnes d’acier neuf, puis de tout reconstruire. En optant pour la modernisation MTKSA, vous supprimez ces coûts exorbitants d’infrastructures. Le revamping coûte généralement entre 25 % et 50 % du prix d’une installation neuve. L’amortissement de l’investissement (Payback) est donc extrêmement rapide, souvent atteint en moins de 24 mois grâce aux gains de productivité générés.
Bénéfice n°2 : Le bénéfice opérationnel (Zéro arrêt prolongé)
Le cauchemar d’un directeur logistique est de devoir arrêter son magasin automatisé pendant trois mois pour installer une machine neuve. Avec la modernisation, l’intervention est chirurgicale. MTKSA prépare le nouvel automatisme en atelier et réalise la bascule lors d’une fenêtre de tir réduite (un arrêt estival, quelques week-ends prolongés). Le fonctionnement de votre usine est préservé. De plus, avec l’intégration de nouvelles technologies de motion control (variateurs de fréquence de pointe), les accélérations sont plus fluides, augmentant la cadence de vos cycles (jusqu’à +30 % de productivité) tout en réduisant la consommation électrique de la machine.
Bénéfice n°3 : Une mise en conformité (Le bénéfice légal et humain)
La modernisation est l’occasion indispensable de remettre l’ensemble de votre installation au niveau des exigences de sécurité dictées par la directive machine et la norme EN 528. Le projet intègre le remplacement des barrières immatérielles, la fiabilisation des parachutes, l’installation de radars volumétriques anti-intrusion et la mise en place de commandes « homme mort » strictes pour la maintenance. Vous repartez avec une installation certifiée et conforme, protégeant ainsi vos opérateurs et votre responsabilité pénale de dirigeant pour les 15 prochaines années.
4. Les 4 étapes d’un projet de modernisation réussi avec MTKSA
Moderniser un colosse d’acier en activité s’apparente à une opération à cœur ouvert. Cela nécessite la rigueur absolue d’un expert intégrateur. Voici la méthodologie appliquée par nos ingénieurs « Bâtisseurs ».
Étape 1 : L’audit et le diagnostic (Voir, c’est savoir)
Avant de proposer un devis, nos experts se déplacent sur votre site. Nous réalisons un audit de l’état mécanique (fatigue des rails, usure des galets, état du mât), un audit de l’architecture électrique et de l’automate (identification des composants obsolètes), ainsi qu’une analyse de vos flux logistiques actuels. Nous vous remettons un rapport détaillé identifiant les défaillances critiques et les gisements de performance.
Étape 2 : L’ingénierie et la conception (Le « sur-mesure »)
Sur la base de cet audit, notre bureau d’études conçoit la nouvelle architecture. Nous sélectionnons les composants de remplacement les plus fiables du marché. Plutôt que de « traduire » bêtement l’ancien code informatique, nous réécrivons intégralement le programme de l’automate pour l’optimiser. Nous rédigeons ensuite un macro-planning d’intervention qui respecte vos impératifs de production.
Étape 3 : Le phasage et l’intervention sur site
Pour minimiser les risques, nous utilisons régulièrement la technique de la « Marche en Parallèle » (Shadow Mode). Le nouveau système est précâblé et testé virtuellement en parallèle de l’ancien. Une fois la fiabilité du code prouvée, la bascule physique s’opère rapidement et sans heurts.
Étape 4 : La formation et le Maintien en Condition Opérationnelle
Une installation modernisée nécessite une appropriation par vos équipes. Nous formons vos opérateurs et vos techniciens de maintenance au nouveau système. Enfin, pour garantir la pérennité de cet investissement, MTKSA propose des contrats de maintenance préventive et de téléassistance (via notre outil de visio Kolus), vous assurant un taux de disponibilité frôlant les 100 %.
Nos partenariats technologiques pour une intelligence 4.0
Pour garantir l’excellence de nos modernisations, MTKSA s’appuie sur un écosystème de partenaires leaders mondiaux :
Leuze : Pour l’intégration de capteurs intelligents (télémètres laser millimétriques, barrières immatérielles, radars de sécurité LBK).
KEB : Pour la motorisation, les variateurs de fréquence et la gestion précise du mouvement (motion control).
LIS (Lyon Industrie Services) : Pour la conception, le câblage et le rétrofit de vos armoires électriques industrielles.
Prêt à donner une seconde vie à votre entrepôt ?
Ne laissez pas une électronique obsolète dicter la fin de vie d’une mécanique encore saine. Le revamping de votre transtockeur est l’investissement le plus astucieux pour basculer vers l’Intralogistique 4.0 tout en préservant votre trésorerie et la planète.
Vos systèmes montrent des signes de faiblesse (pannes, pièces rares, technologie Siemens S5) ? Ne prenez pas de décisions hâtives. Contactez dès aujourd’hui les ingénieurs de MTKSA pour un audit de modernisation personnalisé. Vous pouvez également venir découvrir nos capacités d’intégration et d’automatisme directement dans notre Showroom technologique de Beynost. Redonnons ensemble un temps d’avance à votre logistique !
La complexité cachée des charges longues : Un défi sous-estimé
Dans l’univers complexe de l’intralogistique, la gestion des produits longs — tubes, barres, profilés, poutrelles — est souvent traitée comme une simple variation de la logistique de palettes. Cette simplification est une erreur stratégique qui masque des inefficacités profondes, des coûts cachés et des risques majeurs pour les opérateurs et le matériel. La réalité est que la géométrie unique de ces produits impose des contraintes qui brisent les paradigmes logistiques standards, créant des défis spécifiques en matière de densité de stockage, de sécurité des manipulations et de fluidité des opérations globales. Ces défis ne peuvent être résolus efficacement par des solutions conventionnelles.
Face à des systèmes vieillissants ou inadaptés, la première impulsion est souvent d’envisager un remplacement complet, un projet lourd en capital, long à mettre en œuvre et source de perturbations opérationnelles majeures. Il existe pourtant une alternative plus agile et plus intelligente : le « rewamping ». Loin d’être une simple rénovation, le rewamping est une modernisation stratégique et ciblée des infrastructures existantes. Cette approche consiste à ré-capitaliser sur les actifs en place en y intégrant des technologies de pointe pour en décupler la performance, la sécurité et l’intelligence. C’est une solution durable et à fort retour sur investissement, parfaitement alignée avec les impératifs économiques et écologiques actuels.
Cet article propose une analyse approfondie de cette approche. Il détaillera d’abord les défis spécifiques et interdépendants posés par le stockage des produits longs. Ensuite, il expliquera la méthodologie et les avantages économiques du rewamping. Enfin, il présentera des solutions techniques concrètes pour l’automatisation de ces flux spécifiques et démontrera comment une approche experte, de l’audit initial à la mise en service, transforme un problème logistique complexe en un véritable avantage concurrentiel.
Les défis uniques du stockage des produits longs : Au-delà de la longueur
Le défi fondamental posé par les produits longs n’est pas tant leur poids que leur géométrie. Cette tyrannie de la longueur engendre une cascade de conséquences négatives qui affectent l’ensemble de la chaîne de valeur de l’entrepôt. Les solutions logistiques optimisées pour des unités de charge cubiques, comme les palettes, perdent toute leur efficacité face à des objets dont le ratio longueur/largeur est extrême. Cette inadéquation fondamentale génère des problèmes systémiques qui ne peuvent être résolus par des actions isolées. Une approche globale est nécessaire pour traiter la racine du problème : la géométrie de la charge.
Inefficacité spatiale et perte de densité : Le coût du vide
L’un des actifs les plus précieux d’un entrepôt est son volume. Chaque mètre cube non utilisé représente un coût direct et une perte d’opportunité. Les produits longs sont particulièrement pénalisants sur ce plan. Les systèmes de rayonnages les plus courants pour ces produits, comme les cantilevers, sont efficaces pour supporter la longueur mais optimisent très mal l’espace vertical, laissant de grands volumes inexploités au-dessus des charges.De plus, la manipulation de ces charges impose des contraintes de manœuvre disproportionnées. Les engins de manutention spécialisés, tels que les chariots à prise latérale ou les ponts roulants, nécessitent des allées de circulation beaucoup plus larges que pour des chariots standards. Cette surface au sol supplémentaire, dédiée uniquement au déplacement, réduit drastiquement la surface de stockage effective et, par conséquent, la densité globale de l’entrepôt. Dans un contexte où le coût de l’immobilier logistique est en hausse constante, ce gaspillage d’espace représente un fardeau financier significatif.
Complexité et risques de la manutention : Un casse-tête opérationnel
La manipulation de produits longs est intrinsèquement complexe et risquée. Le moindre incident peut avoir des conséquences coûteuses, bien au-delà de la simple valeur du produit endommagé.
Dommages aux produits : La longueur et la flexibilité relative de ces produits les rendent vulnérables. Une barre peut fléchir sous son propre poids si elle n’est pas supportée correctement, un profilé en aluminium peut être facilement rayé, et un tube peut être déformé par un choc. Ces dommages peuvent rendre le produit inutilisable, entraînant des pertes directes et des retards de production ou de livraison.
Dommages à l’infrastructure : La manœuvre d’une charge de 6 ou 12 mètres dans un environnement confiné augmente de manière exponentielle le risque de collision avec les rayonnages, les portes, les machines ou d’autres éléments de l’entrepôt. Ces incidents entraînent des coûts de réparation, des temps d’arrêt et des risques pour la sécurité.
Lenteur et inflexibilité : Les équipements nécessaires pour manipuler ces charges sont souvent lents, peu agiles et dédiés à une seule tâche. Cette rigidité contraste fortement avec le besoin d’agilité et de réactivité de la logistique moderne, où la vitesse d’exécution est un facteur clé de compétitivité.
Sécurité des opérateurs : Un enjeu humain et réglementaire critique
Au-delà des coûts matériels, la manutention manuelle ou semi-automatisée de produits longs expose les opérateurs à des risques d’accidents graves et de maladies professionnelles. Les statistiques montrent que la manutention manuelle est une cause majeure d’accidents du travail, et la nature des charges longues exacerbe ces dangers.
Risques ergonomiques et TMS : Soulever, porter ou positionner des produits longs oblige les opérateurs à adopter des postures contraignantes et non naturelles : dos courbé, torsions du tronc, travail les bras éloignés du corps. Ces mouvements, surtout s’ils sont répétitifs, sont une cause directe de troubles musculosquelettiques (TMS), de douleurs lombaires chroniques et d’autres affections invalidantes.
Instabilité de la charge : Le centre de gravité d’une charge longue peut être difficile à déterminer et peut se déplacer de manière imprévisible pendant la manipulation, surtout si la charge est flexible ou si elle est manipulée en équipe. Ce déséquilibre peut provoquer un basculement soudain, entraînant des risques d’écrasement ou de contusion pour les personnes à proximité.
Difficulté de préhension : Contrairement à une palette, les produits longs n’offrent pas de prises standardisées. Les surfaces peuvent être glissantes (huilées) ou présenter des bords tranchants, ce qui rend la saisie difficile et dangereuse. La nécessité de coordonner plusieurs opérateurs pour une seule manipulation ajoute une couche de complexité et de risque, car une mauvaise communication peut mener à un accident.
Goulots d’étranglement opérationnels et perte de productivité
L’ensemble de ces défis — inefficacité spatiale, lenteur et risques de la manutention — converge pour créer des goulots d’étranglement qui paralysent la performance de l’entrepôt. La chaîne logistique est aussi forte que son maillon le plus faible, et la gestion des produits longs est souvent ce maillon faible.
Désynchronisation des flux : La lenteur des opérations de mise en stock et de prélèvement des produits longs crée des temps d’attente. Les machines de production ou les quais d’expédition attendent le matériel, ce qui génère des temps morts et une sous-utilisation des ressources.
Manque de fiabilité des stocks : La difficulté d’accès et de manipulation rend les inventaires physiques longs et fastidieux. Il en résulte souvent des écarts entre le stock physique et le stock informatique, ce qui peut conduire à des ruptures de stock inattendues ou, à l’inverse, à un surstockage coûteux.
Impact sur le service client : En fin de compte, ces inefficacités se répercutent sur le client. Les temps de cycle de commande s’allongent, les erreurs de préparation augmentent, et la capacité de l’entreprise à honorer des livraisons rapides et fiables est compromise. Dans un marché où la rapidité de livraison est un différenciateur clé, une logistique de produits longs défaillante peut directement entraîner une perte de chiffre d’affaires et une dégradation de la satisfaction client.
Le Rewamping intralogistique : Moderniser pour transformer
Face à une infrastructure vieillissante ou inefficace, la décision d’investir est inévitable. Cependant, la voie à suivre n’est pas unique. Le rewamping se présente comme une démarche de gestion stratégique des actifs industriels. Il ne s’agit pas de « réparer » ce qui est cassé, mais de « ré-capitaliser » sur une infrastructure existante en y injectant de l’intelligence (logiciel, automatisation) et de la performance (mécanique, électrique). Cette approche offre un retour sur investissement plus rapide et une perturbation opérationnelle bien moindre qu’un projet partant de zéro.
Définition : Plus qu’une rénovation, une réinvention
Le terme « rewamping » (ou revamping) va bien au-delà d’une simple mise à niveau technique. Il s’agit d’une réingénierie complète des processus logistiques, qui s’appuie sur la structure existante pour y intégrer des technologies modernes et en transformer radicalement les capacités. Cette transformation repose sur trois piliers interdépendants :
Le pilier mécanique : Il s’agit de renforcer ou de modifier la structure physique des équipements. Pour un transtockeur, cela peut signifier le remplacement du système de préhension (fourches, pinces) par un modèle plus performant et adapté à de nouvelles charges. Pour un convoyeur, cela peut impliquer le renforcement du châssis ou le remplacement des rouleaux pour supporter des charges plus lourdes. L’ajout de capteurs modernes fait également partie de cette étape, fournissant des données pour le pilotage intelligent du système.
Le pilier Électrique & Automatisme : C’est le système nerveux de l’installation. Le rewamping implique souvent le remplacement complet des armoires électriques, des variateurs de vitesse et des automates programmables (PLC) qui sont devenus obsolètes. Les composants modernes offrent une meilleure efficacité énergétique, une plus grande fiabilité et des capacités de communication avancées, essentielles pour l’Intralogistique 4.0.
Le pilier Informatique : C’est le cerveau de l’opération. Cette étape consiste à mettre à niveau ou à remplacer le logiciel de supervision (WCS – Warehouse Control System) qui pilote les équipements. Un WCS moderne optimise les trajectoires, gère les flux en temps réel et, surtout, s’intègre de manière fluide avec les systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) et de planification des ressources de l’entreprise (ERP). Cette intégration est cruciale pour obtenir une visibilité complète de la chaîne logistique, de la commande à l’expédition.
L’analyse Coûts-Bénéfices face au neuf : Le calcul du ROI
La décision d’opter pour le rewamping est avant tout une décision économique éclairée. En conservant les actifs à faible valeur ajoutée technologique (comme les structures métalliques des rayonnages ou le génie civil du bâtiment) et en se concentrant sur les composants qui génèrent de la performance, le rewamping offre un profil financier bien plus attractif qu’un investissement neuf.
Le calcul du Retour sur Investissement (ROI) est l’outil qui permet d’objectiver cette décision. La formule de base est simple : ROI(%)=Coût de l′investissement(Gains de l′investissement−Coût de l′investissement)×100
Cependant, la véritable analyse réside dans l’identification exhaustive des gains et des coûts. Pour un projet d’automatisation, les gains ne se limitent pas aux économies de main-d’œuvre. Ils incluent la réduction des erreurs, l’augmentation des cadences, l’optimisation de l’espace de stockage, la diminution des accidents du travail et l’amélioration de la satisfaction client.
Le tableau suivant compare les deux approches sur des critères clés :
Critère
Projet de Rewamping
Projet d’Investissement Neuf
Investissement Initial (CAPEX)
Modéré (conservation de la structure principale)
Très élevé (génie civil, structure, équipements)
Délai de Mise en Œuvre
Court à moyen (souvent par phases)
Long (études, construction, installation)
Interruption Opérationnelle
Minimale et planifiable
Totale et prolongée
Retour sur Investissement (ROI)
Rapide (généralement 2-5 ans)
Long terme (souvent > 7 ans)
Durabilité & RSE
Élevée (réutilisation des actifs, moins de déchets)
Faible (démantèlement, nouvelle construction)
Adéquation au Bâtiment Existant
Optimale (conçu pour l’existant)
Peut nécessiter des modifications structurelles
Comme l’illustre ce tableau, le rewamping se distingue par un ROI plus rapide, une mise en œuvre moins disruptive et un impact environnemental positif, en s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire.
Le Processus d’un projet de Rewamping réussi
Un projet de rewamping réussi n’est pas une simple intervention technique, mais un processus de gestion de projet structuré qui garantit l’alignement entre la solution technique et les objectifs stratégiques de l’entreprise. Ce processus, inspiré des meilleures pratiques d’audit logistique et des méthodologies d’ingénierie, se déroule en plusieurs phases distinctes.
Phase de diagnostic (Audit) : C’est l’étape la plus critique. Elle consiste en une évaluation complète de l’installation existante : audit mécanique, électrique et logiciel. Parallèlement, une analyse des flux est menée pour cartographier les processus actuels, mesurer les performances (KPIs) et identifier avec précision les goulots d’étranglement, les sources d’inefficacité et les zones à risque.
Alignement Stratégique : Sur la base du diagnostic, des ateliers de travail sont organisés avec le client pour définir les objectifs de performance futurs. Il ne s’agit pas seulement de résoudre les problèmes actuels, mais aussi d’anticiper les besoins futurs : augmentation des cadences, capacité à gérer de nouvelles références, amélioration de la traçabilité, etc..
Ingénierie de la Solution : Le bureau d’études conçoit alors la solution de modernisation sur mesure. Cette phase inclut le choix des composants technologiques, la conception des nouvelles interfaces mécaniques et logicielles, et l’élaboration d’un plan de mise en œuvre détaillé, incluant un calendrier précis et une analyse des risques.
Mise en œuvre et intégration : Les travaux sont réalisés sur site. Une bonne planification est essentielle pour minimiser l’impact sur les opérations en cours. Souvent, l’intervention est planifiée par phases ou pendant des périodes de faible activité (week-ends, nuits) pour garantir la continuité de la production.
Formation et Accompagnement : Un système modernisé n’est performant que si les équipes savent l’utiliser. Une phase de formation complète des opérateurs et du personnel de maintenance est indispensable. Un accompagnement post-démarrage permet de s’assurer que le système atteint les niveaux de performance attendus et que les équipes sont pleinement autonomes.
Solutions concrètes : L’automatisation des produits longs par le Rewamping
La modernisation des systèmes de stockage pour produits longs repose sur la combinaison de deux éléments clés : la spécialisation du système de préhension et l’intelligence de son pilotage. Le transtockeur ou le convoyeur n’est qu’un vecteur de transport ; sa véritable valeur ajoutée réside dans sa capacité à manipuler une unité de charge non standard — la cassette de produits longs — avec une précision, une rapidité et une sécurité absolues. Cette capacité est dictée par son mécanisme d’extraction et le logiciel qui orchestre ses moindres mouvements.
La modernisation des Transtockeurs : Le cerveau et les muscles de votre stockage
Le transtockeur est l’équipement central des entrepôts automatisés à haute densité. Dans le cas des produits longs, il est spécifiquement conçu pour manipuler des unités de charge appelées « cassettes » ou « civières », qui contiennent des fagots de barres, de tubes ou de profilés. Un projet de rewamping sur un transtockeur existant se concentre sur les éléments qui génèrent le plus de performance.
Focus sur le système d’extraction : Le préhenseur est le composant le plus critique. Le rewamping permet de remplacer un système d’extraction ancien ou inadapté par des fourches télescopiques ou des plateformes sur mesure, conçues pour supporter des cassettes pouvant atteindre plus de 12 mètres de long et peser jusqu’à 8 tonnes, tout en garantissant une stabilité parfaite et en évitant toute flexion de la charge.
Mise à niveau de l’automatisme et du contrôle : Le remplacement des automates (PLC) et des variateurs de vitesse obsolètes par des technologies de dernière génération permet d’obtenir des mouvements plus rapides, plus précis et plus fluides. L’intégration d’un nouveau logiciel de contrôle d’entrepôt (WCS) permet d’optimiser les trajectoires en « cycles combinés » (déposer une cassette et en prendre une autre dans le même trajet pour minimiser les déplacements à vide), ce qui augmente considérablement le nombre de mouvements par heure.
Sécurité accrue : La modernisation est l’occasion d’intégrer des systèmes de sécurité modernes conformes aux normes en vigueur, tels que des scanners laser et des barrières immatérielles. Ces dispositifs créent des zones de sécurité dynamiques autour de la machine, protégeant efficacement le personnel sans entraver les opérations.
L’automatisation des systèmes de rayonnage : De statique à dynamique
Les rayonnages cantilever (à bras en porte-à-faux) et les systèmes en nid d’abeille (« honeycomb ») sont les solutions de stockage les plus courantes pour les produits longs, car ils permettent un accès frontal aisé. Cependant, dans leur version manuelle, ils restent sujets aux inefficacités et aux risques décrits précédemment.
Un projet de rewamping peut transformer radicalement une zone de stockage statique en un magasin automatisé dynamique. Le principe consiste à conserver la structure de rayonnage existante (si elle est structurellement saine) et à y intégrer un transtockeur automatisé qui se déplace dans l’allée. Les cassettes, qui servent d’unité de charge standardisée, sont alors stockées et extraites automatiquement par le transtockeur sur commande du système de gestion. Cette transformation permet un gain de densité spectaculaire en exploitant toute la hauteur du bâtiment, une sécurité maximale en éliminant la manutention manuelle dans les allées, et une fiabilité quasi parfaite des stocks.
La mise à niveau des systèmes de convoyeurs : Assurer la continuité des flux
Le transtockeur assure le stockage, mais la performance globale de l’entrepôt dépend de la fluidité des flux en amont et en aval. Les systèmes de convoyeurs jouent ce rôle essentiel en transportant les cassettes de produits longs entre le magasin de stockage et les autres zones : réception, postes de préparation de commandes (picking), machines de découpe (scies), ou quais d’expédition.La manutention de charges longues et lourdes impose des contraintes sévères aux convoyeurs. Un projet de rewamping sur ces systèmes peut inclure :
Le remplacement des composants d’usure : Installation de rouleaux renforcés, de chaînes à haute résistance et de motoréducteurs plus puissants, capables de supporter des charges de plusieurs tonnes.
L’intégration de modules intelligents : Ajout de butées escamotables pneumatiques, de tables tournantes, ou de systèmes de transfert perpendiculaire (chariots transfert) pour aiguiller automatiquement les cassettes vers différentes destinations. Ces modules, pilotés par le WCS, permettent de créer des circuits logistiques complexes et entièrement automatisés.
L’amélioration de l’interface avec le transtockeur : La conception d’une zone de dépôt/reprise parfaitement alignée et synchronisée entre le transtockeur et le convoyeur est essentielle pour garantir des transferts rapides et sans heurts, éliminant ainsi un point de friction potentiel.
MTKSA, partenaire de votre modernisation : De l’audit à la performance
La réussite d’un projet de rewamping ne repose pas seulement sur la qualité des équipements, mais avant tout sur la rigueur de la méthodologie et l’expertise de l’intégrateur. Un projet de modernisation est un projet d’ingénierie complexe qui exige une compréhension approfondie des processus du client. L’approche de MTKSA ne consiste pas à vendre de l’équipement, mais à co-construire un processus de réduction des risques et d’optimisation de la performance. Cette démarche consultative transforme une décision d’investissement potentiellement complexe en un parcours d’ingénierie collaboratif et maîtrisé.
L’approche analytique : La clé d’un revamping réussi
La pierre angulaire de tout projet mené par MTKSA est la phase de diagnostic initial, un processus structuré qui va bien au-delà d’un simple relevé technique. Cette étape, équivalente à un audit logistique complet, consiste à analyser en profondeur l’environnement du client :
Analyse stratégique : Compréhension de la vision du marché, des objectifs commerciaux, de la stratégie de distribution et de communication du client.
Analyse opérationnelle : Cartographie et mesure des flux de matières et d’informations, analyse du cycle de vente, et identification précise des goulots d’étranglement et des points de friction.
Analyse technique : Audit complet de l’écosystème existant, incluant les équipements mécaniques, électriques et technologiques.
Cette analyse à 360 degrés garantit que la solution de rewamping proposée n’est pas une simple mise à jour technique, mais une réponse sur mesure, parfaitement alignée avec les objectifs de performance et de croissance de l’entreprise.
Une expertise d’intégrateur pour des solutions sur mesure
L’un des thèmes centraux de l’offre de MTKSA est l’automatisation sur mesure. Le rewamping en est l’incarnation la plus aboutie. Chaque projet est, par définition, unique, car il doit s’intégrer parfaitement à une infrastructure et à des processus existants. Le rôle de MTKSA est celui d’un intégrateur expert, capable de faire dialoguer des systèmes hétérogènes — mécanique, automatisme et informatique — pour créer une solution unifiée et performante.
Cette expertise se traduit par la capacité à sélectionner les bons composants, à développer les interfaces logicielles spécifiques et à gérer la complexité d’un projet qui touche au cœur des opérations du client, tout en minimisant les perturbations.
Fiabilité et performance : Les équipements MTKSA au cœur de la solution
L’approche méthodologique de MTKSA s’appuie sur une base matérielle robuste et fiable. Les équipements développés par son bureau d’études, qu’il s’agisse de transtockeurs ou de systèmes de convoyage, sont conçus pour être performants et durables. Leur conception modulaire en fait une base idéale pour des projets de rewamping. Ils peuvent être adaptés pour répondre à des contraintes spécifiques de charge, de dimensions et de cadence, comme l’illustre l’analyse détaillée menée pour des projets tels que celui de Carthage Cement, où chaque paramètre (capacité, niveaux, contraintes) est minutieusement examiné pour concevoir la solution optimale. Cette maîtrise de l’ingénierie matérielle et logicielle permet à MTKSA de s’engager sur des résultats concrets et mesurables.
Libérez le potentiel inexploité de votre entrepôt
Les défis posés par le stockage et la manutention des produits longs — perte d’espace, risques pour la sécurité, lenteur des opérations — ne sont pas une fatalité. S’ils sont souvent perçus comme des problèmes complexes et coûteux à résoudre, ils représentent en réalité une formidable opportunité d’optimisation. L’approche du rewamping offre une réponse puissante, pragmatique et financièrement judicieuse à ces enjeux.
En choisissant de moderniser intelligemment les actifs existants plutôt que de les remplacer, les entreprises font plus qu’économiser du capital. Elles optent pour une solution plus rapide à mettre en œuvre, moins disruptive pour leurs opérations et plus respectueuse de l’environnement. Le rewamping n’est pas une solution de compromis ; c’est une décision stratégique qui témoigne d’une gestion avisée de ses actifs industriels et d’une vision à long terme.
Il est temps de ne plus considérer une infrastructure vieillissante comme un fardeau, mais comme une fondation solide sur laquelle il est possible de bâtir une performance logistique de nouvelle génération. En libérant le potentiel inexploité de votre entrepôt, vous transformez un centre de coût en un avantage concurrentiel durable.
Votre stockage de produits longs est-il un frein à votre performance ?
Des systèmes vieillissants, des manipulations lentes et risquées, un espace mal optimisé… Ne laissez pas une infrastructure inadaptée limiter votre croissance. Nos experts réalisent un diagnostic complet et gratuit de vos opérations pour identifier précisément les goulots d’étranglement et chiffrer le potentiel de performance d’un projet de rewamping.
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