Le stockage automatisé : définition & usages, rentabilité & productivité

Le stockage automatisé : définition & usages, rentabilité & productivité

Notre siècle étant celui de l’industrialisation, de la mondialisation et de l’immédiateté, la logistique des entrepôts ne peut que suivre la cadence parfois effrénée. Pour ce faire, les industriels sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des solutions automatisées qui leur ouvrent plus de possibilités. En effet, ils sont en mesure de construire des entrepôts aux quatre coins du monde afin de se rapprocher de leurs clientèles tout en ne recrutant qu’un minimum de personnels.

Ces équipiers seront des opérateurs compétents qui seront en charge de maintenir l’entrepôt en bon état de fonctionnement et n’interviendront que peu dans la chaîne logistique puisque les automatismes feront leur travail en continu, 7/7j.

Définition & bénéfices

La logistique 4.0 va accélérer les process et on la retrouve donc de l’entrée de la marchandise dans la zone de stockage jusqu’à son expédition au client.

Dès lors, le stockage automatisé est une solution que l’on retrouve partout, du gardiennage de voitures pour de longues périodes aux pharmacies pour la distribution d’une ordonnance demandée par le professionnel. Les industriels comme les artisans en ont l’usage.

La robotisation offre un gain de temps considérable et réduit la pénibilité, la manutention tout en apportant une optimisation idéale de l’espace de stockage parce que se déclinant sur la hauteur et non sur la surface au sol. 

L’informatisation qui accompagne la solution automatisée choisie permet aussi une meilleure gestion du stock avec davantage de précision. Un logiciel vous donnera en temps réel la localisation d’un article particulier ou encore les entrées et sorties de marchandises à un instant donné. En résumé, la logistique d’entrepôt est optimisée tout en économisant sur le foncier et les dépenses énergétiques.

La réduction des coûts et l’accès rapide aux marchandises sont les grands atouts des systèmes automatisés. Autre bénéfice, il existe maints modèles répondant aux besoins spécifiques des clients. L’automatisation est essentielle dans un monde de plus en plus compétitif.

L’exemple de la chaîne du froid

Dans l’agroalimentaire et notamment dans les entrepôts frigorifiques, moins on soumet l’espace aux chocs de températures et mieux on conserve la marchandise. De fait, automatiser un entrepôt frigorifique permet non seulement de minimiser la pénibilité du travail et de manutention par l’humain à très basse température, mais l’énergie demandée par un système robotisée est moindre.

La qualité des marchandises qui y sont stockées est préservée et la conservation du produit y devient idéale, grâce à la réduction d’intervention humaine. Des solutions existent et peuvent être installées pour supporter des températures négatives extrêmes.

Les modèles & leurs usages

A chaque client correspond une attente spécifique du système de stockage automatisé. Effectivement, un pharmacien n’aura pas les mêmes attentes qu’un gardien de parking automatisé, si nous reprenons l’exemple précédent ! La taille des produits, la surface disponible et l’usage est diamétralement différent d’un client à l’autre, par conséquent.

La solution peut donc être adaptée à la demande.

Dans tous les cas, la stratégie est :

  • Le gain de place avec peu d’emprise au sol
  • Le gain de temps
  • Une réduction des coûts de maintenance
  • Une meilleure gestion des stocks
  • Amélioration de la productivité
  • Une visibilité des flux de marchandises
  • La réduction de la pénibilité, des allers-retours, et ports de marchandises

Aussi, suivant la logistique attendue, le prestataire proposera un modèle de transtockeur, un convoyeur, les shuttles… Que ce soit pour des petits volumes, des palettes ou des bacs, il évaluera ce qui convient le mieux.

En effet, le prestataire va analyser les références, volumes et flux, les charges concernées… Tous ces facteurs sont nécessaires à la mise en oeuvre d’un système adapté à la logistique du client.

Parmi les systèmes automatisés d’intégration dans l’entrepôt, on peut citer :

  • La “simple” opération d’entrée et sortie de marchandises : une solution de charge et de décharge automatique des camions réduira le temps de présence du transporteur à quai.
  • Les convoyeurs à palettes réduisent le temps de déplacement à l’intérieur des entrepôts ainsi que la pénibilité, notamment avec des charges lourdes sur palettes.

En gestion logistique dans l’entrepôt et le stockage de la marchandise, les transtockeurs palettes sont parmi les plus efficaces et rentables, et sont de plus en plus répandus. Avec une variété de modèles ayant chacun ses spécificités, les transtockeurs gèrent un maximum de marchandises en hauteur en un minimum d’espace au sol et ce, en profondeur simple ou multiple.

On retrouve aussi fréquemment le Pallet Shuttle qui opère avec une navette motorisée sur des canaux, et pouvant être déplacé via un transtockeur. Pour de petites marchandises, on préfèrera un transtockeur de type MiniLoad avec des bacs.

Goods-to-man

Au terme du stockage, la marchandise vient à sortir de l’entrepôt pour être expédiée. Là encore, la supply chain peut être automatisée où l’opérateur n’intervient qu’à la fin, à un poste fixe où le système lui apporte la marchandise afin qu’il prépare la commande. 

A l’instar d’une meilleure gestion logistique, cette solution réduit les temps de déplacement et de fatigue des opérateurs. Quand ils pouvaient parcourir des kilomètres d’entrepôts afin de préparer une commande, ils n’ont plus qu’à attendre que le système la leur apporte.

Intralogistique de la grande distribution

Intralogistique de la grande distribution

L’un des défis majeurs de la grande distribution est son intralogistique. En effet, quels sont les bénéfices d’une automatisation et d’une optimisation du stockage de ses marchandises ?

Adaptabilité & rigueur

Aujourd’hui, la grande distribution se rapproche des villes, créant des petites structures permettant aux clients de s’y retrouver plutôt que de se rendre dans les hypermarchés et grandes surfaces généralement dans des zones commerciales. En effet, la grande majorité des clients aiment se rendre dans le supermarché proche de leur domicile mais peuvent aller ailleurs pour trouver un produit en particulier. Et sinon, ils commandent sur internet. Dès lors, la logistique se réfléchit différemment et le stockage des produits avant leur livraison dans les magasins doit être repensé. En outre, les modes de distribution sont aussi divers que variés. Non contents d’apprécier se rendre en magasin, le drive et la livraison se sont développés bien avant la crise sanitaire. Cette dernière n’a fait qu’amplifier le phénomène.

La grande distribution est donc en perpétuelle évolution, suivant les habitudes des consommateurs. Avec le temps, la disponibilité, la qualité des produits et leur traçabilité sont devenus des points de vigilance à leurs yeux.

Aussi l’intralogistique du secteur doit-elle être exigeante tant au niveau de l’hygiène, de la conservation que du stockage et de la rapidité de préparation des commandes. A l’image de sa clientèle, la grande distribution souhaite gérer sa logistique interne de manière transparente et sécurisée.

Un entrepôt à l’image du secteur

Les points de vigilance étant la transparence, la sécurité et la disponibilité de la marchandise, un système automatisé s’avère être une solution idéale pour répondre à ces besoins dans un entrepôt. Si les magasins de détails se situent dans les villes ou juste en sortie, les entrepôts se trouvent en périphérie. Et rien ne faisant plus peine qu’un rayon vide, ils doivent être continuellement alimentés en produits. Le défi est donc d’en assurer l’approvisionnement en continu. Or on le répète : une cadence soutenue se gère mieux avec un système automatisé quelle que soit la surface de l’entrepôt. En effet, les points forts sont :

  • réduction des délais et retards
  • gestion des stocks en temps réel
  • gestion des flux marchandises fluidifié
  • meilleure gestion de la supply chain
  • meilleure conservation des marchandises avec moins d’interventions humaines
  • réduction des coûts et du risque d’erreurs

Plus l’enseigne est importante et plus la logistique sera colossale et devra se réfléchir de manière globale à l’échelle nationale à des fins d’uniformité, pour fidéliser ses clients et surtout rivaliser avec les concurrents. Un entrepôt de grande distribution se mesure en plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés et représente plusieurs milliers de tonnes de marchandises à gérer continuellement. Par conséquent, la logistique et l’organisation doivent y exceller.

Une modernisation évolutive nécessaire

Les magasins sont en mesure de passer automatiquement commande de produits grâce à des logiciels gérant les stocks limitant ainsi le gaspillage (la nouvelle loi l’interdit à présent). Toutefois, tous les produits ne se prennent pas avec la même fréquence. Dans ce contexte de concurrence féroce, notamment entre géants du secteur, la logistique doit donc suivre le rythme. Le rapport entre surface de stockage et rapidité de préparation des commandes y est prégnant. Les transtockeurs et autres solutions logistiques intermédiaires sont des atouts majeurs et des facteurs clés de réussite organisationnelle.

Il est tout à fait possible de moduler les espaces de stockage et les solutions en fonction de la demande des produits.

Réfléchir à des rayonnages classiques avec des transtockeurs ou transpalettes conventionnels peut répondre à des marchandises à forte rotation tandis qu’une solution automatisée sera parfaitement adaptée aux produits à faible rotation ou beaucoup plus lourds. Et du fait de leur présence plus longue en stockage, l’intérêt d’un aménagement en hauteur grâce aux transtockeurs est tout trouvé.

Une intralogistique optimisée

L’automatisation et la digitalisation du secteur dans son stockage interviennent donc dans la stratégie des enseignes de la grande distribution.

Elles sont nécessaires à une meilleure gestion des espaces et des stocks pour lutter contre le gaspillage, défi de développement durable que l’on retrouve dans de nombreux domaines. L’intralogistique ainsi optimisée participe à plus d’efficacité, à un gain de temps non négligeable et réduit les tâches répétitives pour les opérateurs et préparateurs de commandes.

De l’arrivée de la marchandise sur le quai de l’entrepôt par camion jusqu’à son expédition dans un supermarché, la bonne gestion de l’entreprise sur l’organisation logistique participe à son positionnement sur le marché ainsi qu’à son image auprès des consommateurs. Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants sur la provenance et la conservation de ce qu’ils consomment. La grande distribution est donc aussi exigeante sur la façon dont elle gère ses stocks. En faisant appel à un professionnel de la logistique qui analysera, étudiera et adaptera la solution à ses entrepôts, elle valorise sa stratégie et sa logistique.

Intralogistique : comprendre pour optimiser

Intralogistique : comprendre pour optimiser

Qu’est-ce que l’intralogistique d’une entreprise et quelle est son utilité ?

Est-il nécessaire de faire appel à un prestataire spécialisé, à un bureau d’études extérieur afin de l’optimiser ?

Qu’est-ce que l’intralogistique ?

L’intralogistique (ou parfois, transitique) comprend l’intégralité des opérations de productions et de manutentions d’une entreprise, automatiques ou manuelles. Elle concerne les flux internes sur les marchandises ou l’information. Comme son nom l’indique, elle couvre la logistique interne d’un entrepôt. Cela consiste à améliorer sa gestion en passant par l’automatisation afin d’accroître les performances de l’entreprise.

L’intralogistique correspond à l’organisation d’actions afin d’optimiser le traitement des flux, de la réception à l’expédition, afin de mieux gérer le matériel et/ou l’information. Grâce à l’automatisation généralisée qui vient améliorer les conditions de travail des équipiers, la supply chain est donc idéalisée afin de robotiser les tâches à faible valeur ajoutée et permettre aux équipes de se recentrer sur leurs compétences et leur cœur de métier. Par exemple, éviter de parcourir des kilomètres en faisant convoyer la marchandise à un poste fixe où l’opérateur pourra préparer la commande avec plus de soin.

Pourquoi la comprendre ?

En comprenant son utilité et ses enjeux, l’intralogistique est un facteur de réussite de la supply chain dans une entreprise. En effet, en sachant quels points sont à améliorer et où je peux automatiser ma chaîne, j’améliore visiblement ma productivité.

Aussi, les avantages sont similaires à ceux de l’automatisation d’un entrepôt :

  • augmentation des flux et donc de productivité
  • économies
  • préservation des marges face à l’augmentation des coûts du foncier et de la main-d’oeuvre
  • plus de flexibilité et travail sans interruption
  • réduction du lead-time
  • moins d’erreurs

Incontournable dans le secteur logistique, l’automatisation va réduire les coûts de travail dans les années à venir et ce, dans le monde entier. Une réduction de l’activité d’une entreprise ne va pas de pair avec une robotisation des tâches, bien au contraire. Il faut donc étudier en profondeur la possibilité ou non de robotiser certaines opérations de la supply chain au sein de l’entreprise.

Quel est l’intérêt de faire appel à un bureau d’études ?

On pourrait croire que l’on connaît très bien son entreprise, qu’on n’a pas besoin d’aide extérieure. Pourtant un point de vue impartial, un œil neuf, permet d’obtenir des informations sur l’entreprise que l’on ne remarque pas au quotidien.

Améliorer l’intralogistique, c’est faire un audit des flux : détailler les processus et faire remonter les freins dans leurs cycles. Cela demande aussi une coordination entre les différents services et une préparation aux changements qui vont s’opérer s’il est possible d’automatiser certaines opérations. Si l’entreprise reste seul maître à bord, l’avis objectif d’un bureau d’études et les différentes propositions qu’il pourrait lui faire seront autant de leviers à choisir la meilleure option.

Dans le cas d’une automatisation, un prestataire connaît par cœur ses produits et saura ce qui est le plus adapté à l’entreprise cliente. Surtout, le fait d’intervenir auprès de clients différents les uns des autres lui offre une grande capacité d’adaptation et de la flexibilité. Les avantages et inconvénients de chacune de ses propositions seront étudiés avec son client.

Comme on l’a déjà dit : à chaque client sa solution. Ce qui fonctionne pour l’un peut ne pas fonctionner pour l’autre. De même, il sera en mesure d’analyser votre apport informatique ainsi que la manière dont il faudra le faire évoluer en fonction du système automatisé.

Un bureau d’études ou un prestataire extérieur est en mesure d’apporter ces ressources et compétences afin d’améliorer l’intralogistique de l’entreprise.

En bref ?

Dans un environnement en perpétuelle évolution technologique et avec ce besoin d’immédiateté de réponse à une demande, les entreprises doivent s’adapter constamment et cela demande donc d’analyser son intralogistique. 

Et par son amélioration, il s’agit d’automatiser une partie de la supply chain, notamment pour les tâches à faible valeur ajoutée ou pénibles. Et l’optimisation de la supply chain vise à optimiser et fluidifier la productivité de l’entreprise.

Transtockeurs : définition & usages

Transtockeurs : définition & usages

En termes de logistique à grande échelle et de stockage, le transtockeur est la solution automatisée s’adaptant aux entrepôts et aux cadences soutenues, généralement en H24.

De quoi parle-t-on ?

Le transtockeur est un système de stockage automatisé de palettes ou colis offrant un gain de place sur la hauteur, avec des allées plus réduites. Il se déplace de manière automatisée, gère les marchandises et produits dans les rayonnages. Muni d’un mât, il se déplace sur un rail le long d’un rayonnage et son système de préhension permet de stocker des produits de part et d’autre de l’allée.

Le transtockeur, en comparaison à d’autres systèmes, peut supporter des charges très lourdes, jusqu’à plusieurs tonnes.

Pour quels usages ?

C’est une évidence : entre la mondialisation et la crise sanitaire de ces deux dernières années, les demandes des consommateurs provoquent une augmentation de la production et par conséquent, il faut stocker les produits. Si les petits entrepôts sont courants en France, les pays limitrophes sont plus enclins à avoir des bâtiments plus élevés qui permettent d’économiser sur le foncier.

Si un bâtiment traditionnel permet une plus grande souplesse avec des chariots standards et une meilleure facilité de réorganisation, l’intérêt de prendre de la hauteur est à réfléchir sérieusement, notamment dans le domaine frigorifique. En effet, le coût élevé de construction amène à réduire la surface au sol et donc d’augmenter la hauteur. De plus, toujours dans l’exemple du domaine frigorifique, pouvoir appauvrir l’air parce que tout le système est automatisé dans l’entrepôt, permet de gagner en qualité et de limiter les risques d’incendie.

Le choix d’un système entièrement automatisé nécessite tout de même un lourd investissement à sa mise en place. L’augmentation de l’espace de stockage sur une surface contrainte justifie toutefois entièrement cet aménagement. Les avantages sont nombreux.

Il existe deux types de transtockeurs et trois modèles différents et autant de variantes.

  • Type Mini load : pour le stockage et l’enlèvement de charges unitaires, légères et aux dimensions réduites
  • Type Unit load : pour la manutention de palettes et de charges lourdes
  • Transtockeur simple avec nacelle et fourche télescopique ou un plateau téléscopique
  • Transtockeur double avec un système de préhension pouvant attraper une deuxième charge (palette ou colis) : du fait d’une double charge, la 2e profondeur est légèrement réhaussée par rapport à la 1ère pour laisser passer le système de renfort de la fourche.
  • Transtockeur canal : encore plus impressionnant, il rend possible le stockage de plusieurs palettes dans la profondeur d’un canal. Il est muni d’une navette pouvant se déplacer sur le canal et est relié à la nacelle par un câble.
  • La variante pour allées multiples où un seul transtockeur gère plusieurs allées grâce à des rails courbes et aiguillages
  • La variante pour places multiples qui ressemble au transtockeur double
  • La variante jumelée où plusieurs transtockeurs naviguent sur les mêmes rails

Les avantages 

Le choix d’investissement dans un système robotisé repose sur le critère ROI. Dès lors, quel que soit le système automatisé choisi, il présente des avantages :

On a déjà évoqué le gain de la surface au sol et notamment en cas d’agrandissement puisqu’il s’agit non plus d’augmenter au sol mais en hauteur. De plus, les allées de circulation dans l’entrepôt sont réduites de moitié par rapport à l’utilisation de chariots catégorie 5.

Dans le cas d’un fonctionnement H24, un système automatisé est aussi préconisé et l’amortissement se fera plus rapidement.

Le transtockeur intervient dans un process de rationalisation des outils de production et de distribution. En synergie avec un système de pilotage efficace, la productivité en est augmentée, à l’instar des performances et de la qualité. 

Il peut être utilisé dans une variété d’industries telles que les pièces détachées, l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, la distribution, la vente à distance, etc.

La productivité et les flux produits en termes horaires sont multipliés.

En résumé, le transtockeur a les avantages suivants :

  • Manipulation de différents types de chargement
  • Manipulation de charges lourdes et encombrantes
  • Accessibilité sur de grandes hauteurs
  • Gain de surface au sol et donc gain de surface de stockage
  • Entièrement automatisé
  • Gestion et vision des stocks en temps réel avec une solution informatique adaptée

Les inconvénients

Comme tout système, le transtockeur a aussi ses inconvénients. En effet, dans le mode de pensée français, on préfère de petits entrepôts et des chariots avec organisation humaine plutôt que des immenses hangars avec pilotage automatique. De même, l’investissement d’origine est extrêmement important : il convient donc d’étudier son utilité dans chaque situation. De surcroît, si l’entreprise ne fonctionne que pendant 8 heures et non H24, un système de chariot reste la meilleure option logistique sinon le ROI ne se fera jamais.  

La mise en exploitation d’un système de chariots avec le bâtiment est de six mois avec des caristes opérationnels en une semaine et parfaitement adaptés en trois. Dans le cadre d’un transtockeur, ce délai est doublé. D’autant que dans ce dernier cas, il faut aussi penser à la mise en œuvre opérationnelle du système informatique et de la mécanique. 

L’automatisation de la chaîne exige de la dimensionner pour la cadences optimum de productivité, c’est-à-dire au niveau le plus élevé de l’activité. Or, si elle est régulièrement variable, saisonnière ou aléatoire, le ROI se fera à plus long terme.

Le transtockeur est l’option idéale pour des produits normalisés et aux cadences soutenues.

Sans compter qu’en cas de panne, c’est toute la chaîne logistique qui se trouve à l’arrêt, ce qui exige par conséquent une maintenance et un suivi des machines réguliers. Un transtockeur en panne, c’est un couloir à l’arrêt (ou un ensemble de rails sur lequel il se trouve) car il est impossible de le retirer et de le remplacer le temps de la réparation.

En résumé, les inconvénients sont :

  • La lenteur pour certaines variantes (surtout par rapport au transtockeur manuel)
  • Pas de manipulation de petits produits
  • Coûteux et difficile à mettre en oeuvre (bien calculer le ROI)

En clair ?

On pourrait conclure comme suit :

Système Avantages Inconvénients
Chariot / Transpalette

souplesse

investissement moindre

cariste opérationnel en 3 semaines 

large

ne convient pas aux cadences soutenues

ne convient pas sur la hauteur

plus de place disponible

Mini Load

charges légères

charges unitaires

petites dimensions

Ne convient pas pour des horaires simples

Ne convient pas pour une activité variable

Investissement important

Opérationnel dans un délai de plusieurs semaines

Unit Load

charges lourdes

produits sur palettes

Transtockeur simple prof.

charges lourdes

facilité de port

Transtockeur double prof. stockage doublé vs. simple prof. inaccessibilité d’un produit derrière un autre
Transtockeur canal plus de palettes dans minimum de place

plus lent

vidage du canal pour accéder à l’arrière

nécessité d’une gestion rigoureuse

Variant allées multiples

faible coût emplacement

plus de stockage desservi

grande lenteur dûe au changement d’allée vs. un rail droit
Variant places multiples transport de plusieurs palettes en une fois les positions extrêmes ne sont atteintes que par l’une des 2 fourches
Variant jumelage augmentation de la vitesse de desserte risque de collisions

 

Intralogistique : comprendre pour optimiser

Caractéristiques produits : Élévateurs de marchandises

Élévateurs de marchandises

L’élévateur transporte des marchandises entre plusieurs étages d’un bâtiment.

Il est associé à des convoyeurs en entrée et en sortie et permet ainsi la prise et la dépose de palettes avec un transpalette ou un chariot.

Le flux de marchandises est montant et descendant.

Caractéristiques des palettes transportées :

  • Largeurs de palettes : 800 / 1000 mm / jusqu’à 1500 mm
  • Longueurs de palettes : 600 /1000 / 1200 mm / jusqu’à 2500 mm
    (Longueurs supérieures possible)
  • Poids de palettes jusqu’à 1500 kg (supérieur après étude)
  • Cadence jusqu’à 120 palettes par heure Hauteur de levage jusqu’à 25 mètres
couverture MTKSA Fiche Elevateurs de marchandises

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