Innovation dans la logistique

Innovation dans la logistique

L’interview de l’expert ISATIS, Matthieu VALLE

Isatis est un cabinet conseil spécialisé dans les petites structures innovantes créé il y a cinq ans par Matthieu Valle. Celui-ci travaillait précédemment dans un grand cabinet conseil aux compétences similaires. 

Aujourd’hui, son approche est différente : il travaille uniquement avec des entreprises de petite taille et avec une approche très sécurisée. Sa mission consiste à accompagner ses clients sur la fiscalité de l’innovation pour les aider à gérer ces démarches avec leur service des impôts. Son cabinet a été créé sur ces deux piliers et cela fonctionne !

MTKSA a été l’un de ses premiers clients suite à une rencontre fortuite par réseaux interposés. Depuis, les relations entre les deux entités sont au beau fixe : le partenariat se fait dans une continuité naturelle et bien réelle.

Quid de l’innovation ?

L’innovation pour une société est une nécessité, notamment dans le développement de produits. Aujourd’hui, la majeure partie des clients de M. Valle sont dans le digital et/ou la logistique et ce de manière foisonnante. Aucun ne peut se reposer sur ses acquis pour se démarquer de la concurrence. Là repose la dynamique de l’innovation : se questionner et s’améliorer pour les clients et ainsi conserver leurs parts de marché.

Une seule règle : pas d’immobilisme ! Il ne faut pas se satisfaire de l’existant et chercher à repousser les limites. Chaque client est expert dans son domaine. M. Valle dresse donc un état des lieux précis avec chaque client pour avoir une vision adéquate des dépenses engagées dans leurs projets d’innovation. En cela l’innovation se distingue du développement classique puisqu’elle permet d’obtenir des subventions.

Comment financer alors ?

Les projets éligibles, au-delà de présenter une  nouveauté, exigent une technicité particulière et par conséquent, des solutions originales. M. Valle procède à de nombreux audits, il écoute longuement le métier de ses clients afin de faire le tri et de différencier l’innovation, la recherche et le développement classique.

Il utilise l’expertise technique ou scientifique de ses clients et leur permet de  prendre du recul et de la hauteur afin de déceler les leviers d’innovation.

 

La finalité sera de chiffrer chaque année les dépenses en innovation et en R&D pour aller solliciter les dispositifs de crédits d’impôts qui encouragent la poursuite de ce travail.

MTKSA & l’innovation ?

Pour M. Valle, MTKSA est une société valorisant sa capacité d’innovation. Sa raison d’être est la création de solutions sur-mesure pour ses clients, là où ne va pas la concurrence ou les standards du marché.

Son innovation est là : amener à automatiser dans des conditions particulières, voire difficiles,  avec un état d’esprit de réciprocité pour ses clients. MTKSA a une véritable logique de développement technique pour proposer itérativement des solutions aux autres.

Le mot de la fin

M. Valle voit l’innovation comme un jeu de Lego : on prend des briques existantes et on les assemble différemment. Il faut réutiliser les ingrédients présents et mieux les assembler !

 

L’innovation n’est pas une question de capacité d’investissement d’une entreprise, elle peut être réalisée avec peu de moyens, seule la créativité et la volonté d’aller plus loin comptent.

Ce doit être une réelle volonté de départ autant qu’un savoir-faire et une intuition initiale.



La check-liste du système automatisé

La check-liste du système automatisé

Chaque entreprise a un besoin propre. Aussi faut-il réfléchir à vos attentes avant d’entreprendre l’automatisation de vos chaînes de production. Ensuite, il y a des facteurs à ne pas négliger lors de son étude. Petit tour d’horizon.

Exprimer le besoin

L’industrie 4.0 est là. Avec elle, des machines et systèmes de plus en plus performants et en constante évolution. De fait, cette industrie doit répondre à votre besoin et les solutions ne manquent pas. Les marques d’API (automates programmables industriels) sont légion et en leur sein, leurs modèles sont aussi nombreux qu’il y a de puissance et d’attentes de la part de leurs clients. 

Donc, tout projet d’automatisation commence par la clarté du besoin et la communication entre les différents acteurs. Suivant l’origine de la demande (interne ou externe), suivant sa précision, le champ des possibilités diffère. En connaissant le commanditaire comme l’utilisateur final, on peut cibler la machine.

Quand le client est extérieur, la contrainte reste le délai et la complexité de la mise en œuvre ainsi que son coût. 

De plus, les exigences réglementaires et normatives sont des obligations légales même si elles ne sont pas spécifiées dans le cahier des charges. Il faut donc les avoir toujours en tête car elles peuvent avoir un impact considérable sur le projet.

Une fois la synthèse écrite pour ces éléments non-techniques et validée par l’ensemble des acteurs, la rédaction du cahier des charges techniques peut commencer.

Les critères techniques

Comme dit précédemment, à chaque entreprise son système automatisé. Dès lors, le système doit répondre aux besoins de l’entreprise et avoir des caractéristiques spécifiques. Parmi les critères indispensables, on peut citer :

Ergonomie & adaptabilité

L’écosystème doit être intuitif avec un logiciel de programmation efficace afin de gagner du temps lors d’opérations de modernisation.

Lorsque lesdites modernisations doivent avoir lieu, c’est un temps supplémentaire à réfléchir pour le développement, qu’il s’agisse de contraintes normatives ou d’un besoin opérateur par l’ajout de matériel.

Vitesse & entrées/sorties

La vitesse d’une machine à l’autre n’est pas la même. Vos attentes déterminent la vitesse nécessaire et donc la machine. Il est important d’étudier les entrées et sorties de vos lignes. A l’instar de la vitesse, votre supply chain définit l’automate correspondant. L’étude des entrées/sorties numériques et analogiques demandées et il convient d’ajouter une marge supplémentaire pour prévoir une augmentation de production.

Modularité, connectivité & pérennisation

Il y a des API monoblocs ou modulaires. Ces derniers sont les plus courants car beaucoup plus souples et parce qu’ils sont modulaires, ils peuvent embarquer plusieurs calculateurs à des emplacements variés tout comme ils acceptent une variété de cartes : entre 256 cartes E/S pour de l’entrée de gamme à plus de 8000 en haut de gamme. Et tout peut y être intégré sans parler de la connectivité sur la carte mère, voire en carte spécifique configurée par ordinateur et dirigée par l’homme.

Ensuite, la digitalisation est un outil avantageux avec le bon contrôleur et les bonnes spécificités. La connectivité ne sera pas la même sur le terrain que dans un entrepôt.

L’obsolescence programmée des machines, plus précisément des éléments qui la composent, exige d’avoir un partenaire ayant une parfaite connaissance de l’évolution industrielle afin qu’il vous propose et étudie avec vous une modernisation de votre système. Son amélioration doit être réfléchie en amont car plus vous tarderez à intervenir et plus les pièces de rechange seront difficiles à trouver.

Or, procéder au revamping de vos machines ne peut qu’être bénéfique à tous et être une preuve de votre engagement RSE.

Le critère Ressources

Parmi les autres critères, il y en a d’autres pas moins négligeables que la technique.

Côté finances

L’investissement initial dans une automatisation est conséquent. Certes, vous pouvez entrer en négociation avec le fabricant, mais la discussion doit être équilibrée et juste. Aussi, ne rognez pas sur le contrôleur et la maintenance des systèmes. Choisir une machine qui n’est pas dernier cri n’est pas un problème. Ne pas choisir la maintenance à long terme de l’équipement, en revanche, aura bien plus de conséquences malheureuses.

De même, le ROI est important dans la mise en place d’une automatisation ou d’un changement de partenaire : changer de partenaire, c’est changer de programmation.

Côté humains

L’un des plus grands bénéfices d’une automatisation est le bien-être des collaborateurs, des opérateurs. En effet, les opérations que vous allez confier à des machines représentaient jusque-là 40% du temps de travail de vos employés. Dès lors que votre système automatisé sera opérationnel pour s’occuper des tâches à faible valeur ajoutée, ils pourront se recentrer sur leurs véritables compétences et réduire les épisodes de manutention et de répétitivité des tâches.

Côté partenaire : pourquoi pas MTKSA ?

Le SAV, la maintenance et la disponibilité des pièces de rechange voire de modernisation d’un partenaire lui donnera une meilleure visibilité que ses concurrents. C’est par sa communication et son accompagnement qu’il peut se démarquer sur ce marché. N’avoir qu’un seul interlocuteur de la réflexion de votre projet jusqu’à sa tenue à long terme est aussi gageure d’une certaine réactivité et connaissance du terrain.

Enfin, ce partenaire saura vous conseiller lors du développement de nouvelles fonctionnalités, d’opérations de revamping, de formations de vos équipes ou tout simplement dans la gestion de la maintenance.

MTKSA est le couteau-suisse qui répond à vos attentes partenariales.

 

Revamping : le bon partenaire pour se moderniser

Revamping : le bon partenaire pour se moderniser

Le revamping est aujourd’hui une nécessité pour l’industrie et les machines. Mais qu’est-ce que cela signifie et comment le mettre en œuvre ? Et plus important encore, avec qui ?

Faisons le point

Avant toute modernisation, il s’agit de de réaliser une étude préalable de la flotte de machines en votre possession et ce qu’il est nécessaire d’opérer comme transformation.

Rivankoi ?

Le revamping (ou rewamping) est une pratique de plus en plus courante de réparation d’un appareil en fin de vie. La finalité est de ne pas le remplacer mais de l’améliorer, de le faire évoluer en remplaçant les éléments usés ou encore en le modifiant pour répondre aux nouveaux besoins du processus de production, ou enfin de mettre la machine aux normes.

Appelé aussi rétrofit, c’est donc un ensemble d’actions ayant pour but d’accroître les performances machines et production, de les adapter à de nouvelles exigences techniques.

Pourquoi ?

Pour votre propre bénéfice ! En effet, le process est économique car on remplace juste des pièces et non la machine entière. De plus, il est beaucoup plus rapide de réaliser ces petites modifications. Il s’agit de ne remplacer que des pièces sur une machine existante, ce qui réduit le temps d’arrêt de la production.

Il s’agit aussi de répondre aux attentes écologiques et environnementales de notre société, de répondre aux normes et à la RSE, en pérennisant l’installation.

Moderniser uniquement le nécessaire sur une machine réduit le ROI de manière considérable tout en conservant la machine qui a encore de belles années devant elle, à condition d’opérer lorsqu’il le faut. De plus, migrer vers des éléments plus modernes offre les dernières fonctionnalités et augmente les performances de l’équipement. Il s’agit aussi de faciliter la prise en main par les opérateurs et augmenter leur efficacité.

Le revamping est donc gage d’une meilleure ergonomie, de performances améliorées ou encore d’une adaptation à cette modernisation par les opérateurs bien moindre qu’un changement intégral de l’équipement.

Et sinon ?

A votre avis ? Plus on retarde les investissements de modernisation et plus on augmente les pertes et performances. Le pire qui puisse arriver serait par ailleurs un arrêt total de la production.

La première raison d’une telle intervention est de mettre les machines en conformité avec les normes et réglementations en constante évolution notamment dans certains secteurs tels que l’aéronautique ou l’agroalimentaire où elles sont d’autant plus exigeantes. Or, opter pour de nouvelles machines représente un investissement conséquent alors qu’une simple mise à niveau de l’existant répondrait tant à ces nouvelles règles normatives comme à des économies pour l’entreprise. 

Tout équipement a une durée de vie de plusieurs dizaines d’années avec les évolutions technologiques affairées. En revanche, les éléments de la machine ont une durée de vie limitée à moins de dix ans. La machine dans son ensemble est soumise à une obsolescence

programmée. Elle peut donc tomber en panne si son suivi n’est pas correct et le remplacement des éléments non anticipé.

Le vieillissement des machines les rend moins performantes au cours des années : précision, répétition, qualité, taux de rebut ou cadences… Autant de facteurs de productivité qui sont vite limités au cours du temps.

Vous êtes prêts !

Donc finalement, le revamping se réfléchit dès l’investissement initial dans votre équipement. Puisque vous avez à cœur d’être aussi performant que résistant dans la durée, vos machines doivent l’être tout autant.

Par conséquent, le prestataire/fabricant que vous aurez choisi pour vous accompagner dans votre industrialisation doit vous proposer un contrat de maintenance mais aussi cette solution de revamping. Votre partenaire sera le plus à même de répondre à ces évolutions machines, puisque c’est lui qui vous les a fournies ou fabriquées.

Il n’y a donc pas lieu d’hésiter à le consulter.

Il vous conseillera dans cette modernisation et saura étudier avec vous les solutions adaptées à vos besoins ou vos propres évolutions de production.

MTKSA est donc là pour vous accompagner dans votre démarche, de sa conception à sa pérennisation !

 

Norme EN528 : le point de vue de l’expert sécurité

Norme EN528 : le point de vue de l’expert sécurité

Veramac est spécialisé dans l’inspection des installations électriques/incendie/gaz, des machines, équipements de travail ou sous pression, appareils de levage. Leurs interventions se font dans le respect des réglementations en vigueur et ils accompagnent leurs clients dans les projets industriels. Veramac réalise ces prestations depuis janvier 2013 et compte 8 personnes dont 6 techniciens spécialisés.

 

Leur philosophie ? Proposer des missions de qualité avec des personnes expérimentées pour être force de proposition.

MTKSA & Veramac

Greg BERTRAND travaille dans cet organisme de contrôle et de prévention en tant que spécialiste de la conformité des machines. Il nous explique aujourd’hui son rôle de manière générale, puis plus particulièrement pour MTKSA.

 

La réglementation impose des référentiels tant pour le constructeur que pour l’utilisateur afin d’être sûr respectivement de construire et d’acheter une machine conforme. G. Bertrand accompagne donc ses clients sur toutes ces démarches, notamment les constructeurs pour les aider à atteindre ces objectifs. Il est également présent en assistance technique, sur des questions particulières orientées vers la sécurité.

 

“J’adore les moutons à 5 pattes et on le fait bien depuis 10 ans !”

Pour MTKSA, Veramac assure deux types d’interventions :

  • Audits de conformité sur transtockeurs existants afin de dresser un état des lieux de l’équipement
  • Assistance technique pour les problématiques des projets clients afin d’apporter une solution réglementaire.

La norme EN528

Les normes sont constituées par l’AFNOR. L’organisme convoque des spécialistes et compose des collèges pour discuter des préconisations pour certains types d’équipements. 

 

Parmi ces normes, il y en a de plusieurs types :

  • A : fondamentales, s’appliquent à toutes les machines pour évaluer et réduire les risques
  • B : générales
  • C : visent des produits bien plus spécifiques, traitant aussi des transtockeurs.

 

Enfin, la norme EN528 fait suite au dernier collège de spécialistes en 2021, applicable à tous les transtockeurs neufs mis en service à partir de cette date. Lourde de 121 pages, G. Bertrand va nous aider à distinguer les points essentiels, l’impact sur les machines ainsi que les incidences pour la modification d’une machine par les industriels.

Petit topo

Comme tout bon roman ou document bien formulé, la norme se dote d’un glossaire et de définitions pour que tout le monde utilise le même langage !

 

Ensuite sont détaillées les préconisations de manière très précises telles que les limites de vitesse pour les machines ou encore les charges maximales. Pour rédiger cette norme et l’éditer, le collège d’experts s’est basé sur plusieurs ressources telles que :

  • l’évolution de la technique
  • la rapidité des systèmes de sécurité produits par les constructeurs de matériels
  • l’historique des accidents de travail pour faire évoluer la norme ainsi que les éléments à prendre en compte pour la prévention des risques.

Modification machine : qu’est-ce que ça change ?

Auparavant, on ne s’interrogeait pas suffisamment lorsqu’une modification était demandée ou faite. Cette méthode était floue. Le législateur a donc édité un guide qui traite spécifiquement de ce qu’est une modification de machine.

 

Cela commence par la notion même de l’application définie : quand une machine est conçue, elle a une application. Cette notion est fondamentale car s’il n’y a pas d’application, ce n’est pas une machine ! Par exemple, un robot seul n’est pas une machine. Mais si vous l’intégrez dans un îlot avec un convoyeur et un centre d’usinage, le robot a une application globale comme transférer les pièces.

 

Modifier l’application d’une machine existante induit obligatoirement une nouvelle phase de certification et donc, de nouvelles formalités de mise sur le marché. En revanche, une modification mineure telle que l’ajout d’un écran ne remet pas en cause sa conformité puisque vous ne remettez pas en cause l’application de la machine !

 

La modification d’une machine entraîne-t-elle la remise en question de son application ? Si non, pas de nouvelle déclaration de conformité, mais il faut refaire un dossier pour le suivi de la vie de la machine, qui conservera son niveau de sécurité actuel.

Quid du « revamping » ?

Le revamping, c’est intervenir pour accroître les performances d’une installation ou l’adapter à de nouvelles contraintes, exigences techniques ou réglementaires. Il s’agit de rendre l’installation pérenne et assurer son bon fonctionnement dans le respect des normes en vigueur.

Toutefois, cela n’implique pas obligatoirement la mise en conformité. Or, si la solution proposée demande un renouvellement ou une modification de la machine, le constructeur se doit de rédiger une déclaration de conformité, avec plaque CE, et la rédaction d’une notice complète d’utilisation afin d’assurer la sécurité.

Toutes les machines sont-elles réglementées ?

A quelques exceptions près puisque la directive européenne exclut certains équipements tels que les véhicules à moteur (bateaux), les armes à feu, les machines conçues à des fins de recherche pour une utilisation temporaire en laboratoire.

EN528, opportunité ou contrainte ?

La norme EN528 est naturellement une contrainte. Pour les experts, aujourd’hui, ils en font trop. En effet, la directive machine dit de prendre en compte le comportement humain raisonnablement prévisible. Dans sa démarche, G. Bertrand essaie de faire en sorte que la sécurité ne repose pas que sur la machine, mais aussi sur l’humain. Il essaie donc d’intégrer ce facteur puisque l’opérateur a de l’intelligence et des émotions qui peuvent l’amener à des actions parfois incohérentes. C’est là que la machine peut proposer une réponse adéquate.

Vérification et mise en conformité

A la suite d’un audit, si le rapport préconise une mise en conformité, Veramac accompagne cette mise en conformité de manière itérative.

Dans le cas d’une machine inapte, Greg BERTRAND va proposer un plan d’actions avec accompagnement sur les différentes solutions. Il expliquera comment et pourquoi l’amélioration est possible. Une fois toutes les actions entreprises, il refait un audit et remet un rapport vierge si tout est conforme.

 

Et dans son travail, Greg Bertrand se sent chanceux de pouvoir travailler en transversalité avec des bureaux d’études, des ingénieurs, des mécaniciens ou encore des électriciens… Pour lui, c’est tant intéressant qu’enrichissant !



Des normes applicables aux transtockeurs & convoyeurs

Des normes applicables aux transtockeurs & convoyeurs

La décision d’installer un système automatisé se traduit par la rédaction d’un cahier des charges exhaustif. Ce genre de machine répond à des normes, tant européennes que françaises (généralement il s’agit d’ailleurs de translation de directives européennes à l’échelle du territoire national). 

Des normes d’installation

Les structures de stockage sont des équipements de travail et donc soumises au code du travail. Les normes françaises AFNOR listent les règles de sécurité et de conception des installations. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) est une association loi 1901 à but non lucratif créée en 1947 sous les auspices de la Sécurité Sociale. Ils ont notamment analysé et rédigé des articles concernant les différentes normes pour les installations automatisées de stockage, les risques liés aux machines, les caractéristiques et bonnes pratiques en entreprises… L’INRS propose par ailleurs des formations à ces sujets.

La conception des systèmes

En termes de systèmes de rayonnages, les normes NF EN 15 512, 15 620, 15 629 et 15 878 s’appliquent. Ainsi :

  • la norme NF EN 15512 traite de la conception et des modes de calcul des structures et résistances mécaniques des différents composants des rayonnages à palettes.
  • la NF EN 15620 traite des tolérances, déformations et jeux à appliquer aux rayonnages en fonction des différentes classes de chariots
  • la NF EN 15878 définit l’ensemble des terminologies et définitions des types de stockage, des supports de charge et des appareils de manutention…

La norme NF EN 15 629

Cette norme traite de l’environnement et de la nature des charges stockées. Elle va d’ailleurs venir appuyer le cahier des charges lors de l’étude des flux et de l’exploitation logistique.

En effet, le cahier des charges précisent les spécificités techniques de l’exploitation pour réaliser un système de rayonnage ainsi que les recommandations/critères de sélection du prestataire. 

Plus le système sera étudié, analysé et réfléchi en amont, plus la maintenance sera aisée, le personnel en sécurité et le matériel maintenu en bon état de fonctionnement.

Des normes d’utilisation

Le Code du travail définit les conditions dans lesquelles ces systèmes doivent être utilisés, notamment pour la sécurité des opérateurs. En effet, l’employeur a une obligation de sécurité et doit prendre “les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs” (article L4121-1 du Code du travail).

La sécurisation des structures

Au travers de différents articles du Code du travail, l’employeur se doit de mettre à la disposition de ses employés l’équipement nécessaire, adapté et approprié au travail à faire. L’entretien des installations fait l’objet d’une maintenance régulière et obligatoire dont chaque visite fait l’objet d’un compte-rendu écrit.

De plus, l’employeur a équipé ses salariés en fonction du travail, de l’établissement et de l’utilisation des machines. Ces équipements de travail sont conformes à la réglementation et répondent aux besoins du poste.

Le montage et démontage des équipements sont réalisés en suivant les instructions du fabricant. Et toute remise en service après une opération de maintenance ayant nécessité un démontage doit être précédée d’un essai afin de vérifier le bon fonctionnement des machines.

A l’instar d’une remise en service, la vérification initiale est obligatoire afin de s’assurer d’une installation conforme aux spécifications prévues. Cette vérification initiale est donc réalisée dans les mêmes conditions que les vérifications périodiques prévues.

La sécurité des opérateurs

L’employeur a une obligation de sécurité envers ses salariés. Ces mesures incluent les actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

De par l’obligation générale de sécurité (L4121-1), il doit :

  • éviter les risques
  • évaluer ceux qui ne peuvent être évités
  • combattre les risques à la source
  • adapter le travail à l’homme
  • prendre en compte l’état d’évolution de la technique
  • remplacer ce qui est dangereux
  • planifier la prévention
  • prendre des mesures de protection collective en priorité sur l’individuel
  • donner des instructions appropriées aux travailleurs

Ensuite, compte tenu de la nature des activités, il évalue les risques pour la santé et la sécurité. Cela comprend aussi les procédés de fabrication, de manutention et de production. Après cette évaluation non exhaustive, il met en œuvre des actions de prévention et des méthodes de travail garantissant un meilleur niveau de protection. 

La sécurité de tous

Pour assurer la sécurité des employés comme le bon fonctionnement des machines, des formations de sécurité doivent être proposées aux opérateurs afin de les sensibiliser aux risques, par exemple.

Ils seront formés, en fonction de leur poste, aux contrôles réguliers des systèmes de stockage ou à la vérification périodique des installations.