Intralogistique automatisée

Intralogistique automatisée

De quoi parle-t-on ?

L’intralogistique, comme vu dans un autre article, est l’ensemble des opérations de productions et de manutentions d’une entreprise, automatiques ou manuelles. Elle concerne les flux internes sur les marchandises ou l’information. L’intralogistique est la logistique interne d’un entrepôt. L’automatiser, c’est améliorer sa gestion.

L’organisation d’action permet d’optimiser le traitement des flux, de la réception à l’expédition, afin de mieux gérer le matériel et/ou l’information. Une automatisation généralisée vient améliorer les conditions de travail des équipiers, la supply chain est idéalisée pour robotiser les tâches à faible valeur ajoutée et permettre aux équipes de se recentrer sur leurs compétences et leur cœur de métier.

 

A chaque entreprise son entrepôt

Évidemment, on ne gère pas de la même manière une chaîne de froid que de l’électroménager. Toute entreprise a une configuration propre en fonction de ses besoins, de sa surface au sol, de son secteur d’activité. Et plus l’entrepôt est grand, plus la robotisation devient indispensable.

Entrepôt frigorifique

Qui dit chaîne du froid dit températures extrêmement basses. En effet, basée sur des normes d’hygiène strictes, la gestion du froid passe par une intralogistique complexe qui demande tant de respecter ces températures basses que du matériel adapté et résistant. De surcroît, vos collaborateurs ne pourront pas y rester indéfiniment. Aussi, automatiser le stockage est la solution idéale. Ainsi, bien au chaud, les employés pourront gérer la marchandise sans risquer la rupture de la chaîne du froid.

Il ne s’agira alors d’entrer dans l’entrepôt que ponctuellement pour des questions de maintenance ou une urgence.

Entrepôt à niveaux

Les mezzanines augmentent et utilisent de manière optimale la hauteur utile d’un local en doublant ou en triplant sa surface. Elles exploitent parfaitement l’espace disponible en tirant profit de la hauteur du bâtiment, notamment si l’agrandissement au sol est impossible.Dans le cas d’un entrepôt s’étendant en hauteur avec des mezzanines, là encore, l’automatisation vient à votre aide. Que ce soient les élévateurs de palettes ou les convoyeurs verticaux, les ressources robotisés seront vos alliés et s’occuperont du port des charges.

Et la logistique interne ?

Quel impact l’automatisation aura-t-elle en interne dans votre entreprise ? Positif, bien sûr !

Surface & cadence

Quel que soit le type d’entrepôt, la cadence de l’intralogistique sera corrélée à sa surface. Plus l’entrepôt est grand et plus la manutention peut être longue. Fini les milliers de pas à faire ou les minutes voire les heures perdues à conduire pour atteindre une marchandise, la sortir et la mettre en circuit pour l’expédition. Avec l’automatisation, ce sont les transtockeurs et autres systèmes robotisés de port de charge qui feront le travail à un rythme continu. La mise en place de systèmes de charge/décharge est le meilleur moyen de renforcer l’intralogistique et d’optimiser le rendement. 

Quid des opérateurs ?

Vous l’aurez compris, l’automatisation fait sortir l’opérateur de la chaîne de manutention dure. Toutefois, c’est sa propre sécurité qui est renforcée grâce aux différents systèmes. Le port de charge, la surface à parcourir au quotidien, la probabilité des accidents, le respect des règles d’hygiène… Toutes ces problématiques trouvent leur solution grâce aux transtockeurs et élévateurs de palettes dont la robustesse n’est plus à prouver. Les faibles coûts de manutention et une meilleure qualité des conditions de travail ne peuvent qu’être bénéfiques aux opérateurs comme à l’entreprise. 

L’automatisation au service de l’amélioration

Bien que chaque secteur, chaque entreprise ait une logistique propre, il y a naturellement une solution adaptée à ses besoins. Respect de la chaîne du froid, des marchandises, des cadences mais surtout, respect de la santé des opérateurs. L’absence de l’un d’eux est aussi contraignante qu’une panne de machine. 

Transtockeur vs monte-palettes

Transtockeur vs monte-palettes

A chaque structure d’entrepôt sa solution !

En réalité, les deux systèmes peuvent se compléter bien que le monte-palettes s’accompagne généralement d’une solution de convoyage telle le transtockeur.

Quelle différence ?

Nous avons déjà expliqué ce qu’était un transtockeur dans un article dédié. 

Dans sa forme basique, l’élévateur est courant pour soulever plus haut qu’un transpalette. Quel que soit le modèle, il facilite le flux de marchandises entre les camions et les zones de stockage. Dans sa forme plus recherchée, c’est ce qu’on appelle un convoyeur vertical ressemblant à un monte-charge mais dont les capacités sont bien plus importantes.

On peut le considérer comme un connecteur entre plusieurs circuits de convoyage, entre deux transtockeurs situés à des niveaux différents par exemple. Il alimente une plateforme supérieure, un étage ou une mezzanine dans un même entrepôt. Il sert au transfert vertical de marchandises ou à leur arrivée depuis une unité de production. Le monte-palettes peut servir sur des lignes à plusieurs niveaux. On le retrouve régulièrement en tête du processus afin de charger et décharger les camions.

Ainsi, dans un entrepôt à plusieurs niveaux séparés (et non sur une seule hauteur), le monte-palettes va permettre de rejoindre un étage que le transtockeur, dont la hauteur certes non négligeable, ne peut atteindre.

Un monte-palettes peut être conçu à colonnes ou alors à partir d’un transtockeur et parfaitement s’intégrer dans un process automatisé.

Quels usages ?

Le monte-palettes peut aussi bien être manuel qu’automatisé. Tout dépend du flux marchandises de l’entreprise. Plus les flux sont importants et plus l’automatisation est nécessaire afin d’accélérer la productivité et réduire la fatigue des opérateurs.

Le principal avantage de cette double solution transtockeur/monte-palettes réside dans un aménagement en altitude plus important pour une surface au sol identique. Ensuite, la manutention n’est pas plus importante puisque le système est toujours automatisé.

L’élévateur de palettes intervient dans le transport de marchandises entre étages/plateformes et s’intègre dans un réseau, en entrée et/ou en sortie pour la charge et la décharge sur transpalette ou miniload. Le flux est possible en descente et en ascension.

Il lui est possible de supporter jusqu’à 2 tonnes par palettes et de tenir une cadence de 120 palettes/heure. De plus, le système peut atteindre les 40 mètres. On y trouve bien entendu un système de sécurité avec des barrières immatérielles, du grillage et des portes coupe-feu. Il peut tout aussi bien remplacer un monte-charge de bâtiment dont la capacité est limitée et demande une manutention humaine.

En termes de logistique, les surfaces et volumes étant optimisés par la création de niveaux, il faut un moyen fiable pour les desservir.

Comme le transtockeur, l’élévateur de palettes va fluidifier et accélérer les flux et optimiser la productivité et peut s’adapter à de très basses températures.

Le monte-palettes peut s’accompagner d’une table hydraulique, notamment en sortie d’entrepôt à des fins d’inspection avant expédition.

Une compatibilité systématique

En résumé, l’élévateur de palettes accompagne efficacement d’autres solutions de convoyages automatisées. Il est un connecteur entre les différents niveaux qui peuvent composer un entrepôt, entre les différents circuits qui composent une entreprise (produits semi-finis, stockage, entrée/sortie, inspection, etc.).

Ce système s’intègre dans une intralogistique optimale de l’entreprise afin de fluidifier les cadences de production. A l’instar de ces congénères robotisés, il est là pour améliorer la productivité de l’entreprise ainsi que les conditions de travail et la sécurité des opérateurs.

Une évaluation fine et détaillée des flux par le spécialiste permettra d’établir la solution qui s’adapte au mieux à l’entrepôt du client. 



Choisir son transtockeur

Choisir son transtockeur

La gestion d’un entrepôt passe par l’automatisation afin d’optimiser plusieurs facteurs tels que le coût, la précision ou encore l’espace. Le choix du système dépend tant de votre besoin que de votre espace de stockage et de ses caractéristiques. Quel qu’il soit, votre choix sera un investissement dont le ROI sera corrélé à l’utilisation que vous en faites. Dans le cas d’un fonctionnement H24, un système automatisé est aussi préconisé et l’amortissement se fera plus rapidement.

Transtockeur : rappel des avantages

Peu importe le type de transtockeur, il améliore votre espace et vous permet de réfléchir en termes de hauteur et non plus de surface au sol. On a déjà évoqué le gain de la surface au sol et notamment en cas d’agrandissement puisqu’il s’agit non plus d’augmenter au sol mais en hauteur. De plus, les allées de circulation dans l’entrepôt sont réduites de moitié par rapport à l’utilisation de chariots catégorie 5.

Le transtockeur intervient dans un process de rationalisation des outils de production et de distribution. En synergie avec un système de pilotage efficace, la productivité en est augmentée, à l’instar des performances et de la qualité.  Si l’investissement initial est significatif, ces systèmes améliorent les coûts d’exploitation et l’efficacité du stockage.

Il peut être utilisé dans une variété d’industries telles que les pièces détachées, l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, la distribution, la vente à distance, etc.

La productivité et les flux produits en termes horaires sont multipliés.

En résumé, le transtockeur a les avantages suivants :

  • Manipulation de différents types de chargement
  • Manipulation de charges lourdes et encombrantes
  • Accessibilité sur de grandes hauteurs jusqu’à plus de 50 mètres
  • Gain de surface au sol et donc gain de surface de stockage
  • Entièrement automatisé ou avec un opérateur
  • Gestion et vision des stocks en temps réel avec une solution informatique adaptée

    Quel système pour quel usage ?

    Il existe deux types de transtockeurs, trois modèles différents et autant de variantes.

    • Type Mini load : pour le stockage et l’enlèvement de charges unitaires, légères et aux dimensions réduites
    • Type Unit load : pour la manutention de palettes et de charges lourdes
    • Transtockeur simple avec nacelle et fourche télescopique ou un plateau téléscopique
    • Transtockeur double avec un système de préhension pouvant attraper une deuxième charge (palette ou colis) : du fait d’une double charge, la 2e profondeur est légèrement réhaussée par rapport à la 1ère pour laisser passer le système de renfort de la fourche.
    • Transtockeur canal : encore plus impressionnant, il rend possible le stockage de plusieurs palettes dans la profondeur d’un canal. Il est muni d’une navette pouvant se déplacer sur le canal et est relié à la nacelle par un câble.
    • La variante pour allées multiples où un seul transtockeur gère plusieurs allées grâce à des rails courbes et aiguillages
    • La variante pour places multiples qui ressemble au transtockeur double
    • La variante jumelée où plusieurs transtockeurs naviguent sur les mêmes rails

    Dans tous les cas, le système simple profondeur est généralement le meilleur allié performance en termes de rapidité de manutention du fait qu’il ne transporte qu’une seule charge à la fois, qu’elle soit très lourde ou non.

     

    Le système de préhension & son usage

    Là encore, les possibilités offertes par le transtockeur sont nombreuses ! Suivant vos besoins, l’extraction peut s’effectuer de diverses façons.

    Les palettes, bien évidemment, nécessitent des fourches télescopiques avec des bras reliés par un arbre de transmission motorisé. La motorisation sera simple ou double en fonction du modèle de transtockeur : simple ou double profondeur.

    Pour les bacs, on optera pour un système à pelle télescopique avec deux corps coulissants pour extraire. On peut aussi se munir d’une pelle à courroie motorisée.

    Pour une grande vitesse en charge et décharge ainsi qu’un mouvement régulier continu, dans certains cas, on peut préconiser une extraction avec des rayonnages palettes dynamiques à rouleaux offrant plusieurs positions de profondeur.

    Vos besoins : analyser les flux

    Comme pour tout achat, le choix du modèle s’imposera de lui-même en fonction de l’analyse de vos besoins, de l’infrastructure de votre entrepôt, de votre budget et surtout de vos flux marchandises.

    Le principe du flux dans un entrepôt est que tout ce qui rentre finit par sortir ! Réception, entrepôt, manutention, contrôle, fractionnement, picking, expédition… Ces flux, quels qu’ils soient, sont un coût d’exploitation. Les analyser, c’est évaluer le transtockeur qui correspondra au mieux à tout cela.

    Nos équipes vous accompagnent pour analyser vos attentes et adapter la solution au plus près : 

    • définir les hauteurs et couloirs de circulation, 
    • le système automatisé, semi-automatisé ou avec opérateur, 
    • les modèles, 
    • le système de préhension nécessaire ou encore les dimensions.
    Le stockage automatisé : définition & usages, rentabilité & productivité

    Le stockage automatisé : définition & usages, rentabilité & productivité

    Notre siècle étant celui de l’industrialisation, de la mondialisation et de l’immédiateté, la logistique des entrepôts ne peut que suivre la cadence parfois effrénée. Pour ce faire, les industriels sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des solutions automatisées qui leur ouvrent plus de possibilités. En effet, ils sont en mesure de construire des entrepôts aux quatre coins du monde afin de se rapprocher de leurs clientèles tout en ne recrutant qu’un minimum de personnels.

    Ces équipiers seront des opérateurs compétents qui seront en charge de maintenir l’entrepôt en bon état de fonctionnement et n’interviendront que peu dans la chaîne logistique puisque les automatismes feront leur travail en continu, 7/7j.

    Définition & bénéfices

    La logistique 4.0 va accélérer les process et on la retrouve donc de l’entrée de la marchandise dans la zone de stockage jusqu’à son expédition au client.

    Dès lors, le stockage automatisé est une solution que l’on retrouve partout, du gardiennage de voitures pour de longues périodes aux pharmacies pour la distribution d’une ordonnance demandée par le professionnel. Les industriels comme les artisans en ont l’usage.

    La robotisation offre un gain de temps considérable et réduit la pénibilité, la manutention tout en apportant une optimisation idéale de l’espace de stockage parce que se déclinant sur la hauteur et non sur la surface au sol. 

    L’informatisation qui accompagne la solution automatisée choisie permet aussi une meilleure gestion du stock avec davantage de précision. Un logiciel vous donnera en temps réel la localisation d’un article particulier ou encore les entrées et sorties de marchandises à un instant donné. En résumé, la logistique d’entrepôt est optimisée tout en économisant sur le foncier et les dépenses énergétiques.

    La réduction des coûts et l’accès rapide aux marchandises sont les grands atouts des systèmes automatisés. Autre bénéfice, il existe maints modèles répondant aux besoins spécifiques des clients. L’automatisation est essentielle dans un monde de plus en plus compétitif.

    L’exemple de la chaîne du froid

    Dans l’agroalimentaire et notamment dans les entrepôts frigorifiques, moins on soumet l’espace aux chocs de températures et mieux on conserve la marchandise. De fait, automatiser un entrepôt frigorifique permet non seulement de minimiser la pénibilité du travail et de manutention par l’humain à très basse température, mais l’énergie demandée par un système robotisée est moindre.

    La qualité des marchandises qui y sont stockées est préservée et la conservation du produit y devient idéale, grâce à la réduction d’intervention humaine. Des solutions existent et peuvent être installées pour supporter des températures négatives extrêmes.

    Les modèles & leurs usages

    A chaque client correspond une attente spécifique du système de stockage automatisé. Effectivement, un pharmacien n’aura pas les mêmes attentes qu’un gardien de parking automatisé, si nous reprenons l’exemple précédent ! La taille des produits, la surface disponible et l’usage est diamétralement différent d’un client à l’autre, par conséquent.

    La solution peut donc être adaptée à la demande.

    Dans tous les cas, la stratégie est :

    • Le gain de place avec peu d’emprise au sol
    • Le gain de temps
    • Une réduction des coûts de maintenance
    • Une meilleure gestion des stocks
    • Amélioration de la productivité
    • Une visibilité des flux de marchandises
    • La réduction de la pénibilité, des allers-retours, et ports de marchandises

    Aussi, suivant la logistique attendue, le prestataire proposera un modèle de transtockeur, un convoyeur, les shuttles… Que ce soit pour des petits volumes, des palettes ou des bacs, il évaluera ce qui convient le mieux.

    En effet, le prestataire va analyser les références, volumes et flux, les charges concernées… Tous ces facteurs sont nécessaires à la mise en oeuvre d’un système adapté à la logistique du client.

    Parmi les systèmes automatisés d’intégration dans l’entrepôt, on peut citer :

    • La “simple” opération d’entrée et sortie de marchandises : une solution de charge et de décharge automatique des camions réduira le temps de présence du transporteur à quai.
    • Les convoyeurs à palettes réduisent le temps de déplacement à l’intérieur des entrepôts ainsi que la pénibilité, notamment avec des charges lourdes sur palettes.

    En gestion logistique dans l’entrepôt et le stockage de la marchandise, les transtockeurs palettes sont parmi les plus efficaces et rentables, et sont de plus en plus répandus. Avec une variété de modèles ayant chacun ses spécificités, les transtockeurs gèrent un maximum de marchandises en hauteur en un minimum d’espace au sol et ce, en profondeur simple ou multiple.

    On retrouve aussi fréquemment le Pallet Shuttle qui opère avec une navette motorisée sur des canaux, et pouvant être déplacé via un transtockeur. Pour de petites marchandises, on préfèrera un transtockeur de type MiniLoad avec des bacs.

    Goods-to-man

    Au terme du stockage, la marchandise vient à sortir de l’entrepôt pour être expédiée. Là encore, la supply chain peut être automatisée où l’opérateur n’intervient qu’à la fin, à un poste fixe où le système lui apporte la marchandise afin qu’il prépare la commande. 

    A l’instar d’une meilleure gestion logistique, cette solution réduit les temps de déplacement et de fatigue des opérateurs. Quand ils pouvaient parcourir des kilomètres d’entrepôts afin de préparer une commande, ils n’ont plus qu’à attendre que le système la leur apporte.

    Intralogistique de la grande distribution

    Intralogistique de la grande distribution

    L’un des défis majeurs de la grande distribution est son intralogistique. En effet, quels sont les bénéfices d’une automatisation et d’une optimisation du stockage de ses marchandises ?

    Adaptabilité & rigueur

    Aujourd’hui, la grande distribution se rapproche des villes, créant des petites structures permettant aux clients de s’y retrouver plutôt que de se rendre dans les hypermarchés et grandes surfaces généralement dans des zones commerciales. En effet, la grande majorité des clients aiment se rendre dans le supermarché proche de leur domicile mais peuvent aller ailleurs pour trouver un produit en particulier. Et sinon, ils commandent sur internet. Dès lors, la logistique se réfléchit différemment et le stockage des produits avant leur livraison dans les magasins doit être repensé. En outre, les modes de distribution sont aussi divers que variés. Non contents d’apprécier se rendre en magasin, le drive et la livraison se sont développés bien avant la crise sanitaire. Cette dernière n’a fait qu’amplifier le phénomène.

    La grande distribution est donc en perpétuelle évolution, suivant les habitudes des consommateurs. Avec le temps, la disponibilité, la qualité des produits et leur traçabilité sont devenus des points de vigilance à leurs yeux.

    Aussi l’intralogistique du secteur doit-elle être exigeante tant au niveau de l’hygiène, de la conservation que du stockage et de la rapidité de préparation des commandes. A l’image de sa clientèle, la grande distribution souhaite gérer sa logistique interne de manière transparente et sécurisée.

    Un entrepôt à l’image du secteur

    Les points de vigilance étant la transparence, la sécurité et la disponibilité de la marchandise, un système automatisé s’avère être une solution idéale pour répondre à ces besoins dans un entrepôt. Si les magasins de détails se situent dans les villes ou juste en sortie, les entrepôts se trouvent en périphérie. Et rien ne faisant plus peine qu’un rayon vide, ils doivent être continuellement alimentés en produits. Le défi est donc d’en assurer l’approvisionnement en continu. Or on le répète : une cadence soutenue se gère mieux avec un système automatisé quelle que soit la surface de l’entrepôt. En effet, les points forts sont :

    • réduction des délais et retards
    • gestion des stocks en temps réel
    • gestion des flux marchandises fluidifié
    • meilleure gestion de la supply chain
    • meilleure conservation des marchandises avec moins d’interventions humaines
    • réduction des coûts et du risque d’erreurs

    Plus l’enseigne est importante et plus la logistique sera colossale et devra se réfléchir de manière globale à l’échelle nationale à des fins d’uniformité, pour fidéliser ses clients et surtout rivaliser avec les concurrents. Un entrepôt de grande distribution se mesure en plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés et représente plusieurs milliers de tonnes de marchandises à gérer continuellement. Par conséquent, la logistique et l’organisation doivent y exceller.

    Une modernisation évolutive nécessaire

    Les magasins sont en mesure de passer automatiquement commande de produits grâce à des logiciels gérant les stocks limitant ainsi le gaspillage (la nouvelle loi l’interdit à présent). Toutefois, tous les produits ne se prennent pas avec la même fréquence. Dans ce contexte de concurrence féroce, notamment entre géants du secteur, la logistique doit donc suivre le rythme. Le rapport entre surface de stockage et rapidité de préparation des commandes y est prégnant. Les transtockeurs et autres solutions logistiques intermédiaires sont des atouts majeurs et des facteurs clés de réussite organisationnelle.

    Il est tout à fait possible de moduler les espaces de stockage et les solutions en fonction de la demande des produits.

    Réfléchir à des rayonnages classiques avec des transtockeurs ou transpalettes conventionnels peut répondre à des marchandises à forte rotation tandis qu’une solution automatisée sera parfaitement adaptée aux produits à faible rotation ou beaucoup plus lourds. Et du fait de leur présence plus longue en stockage, l’intérêt d’un aménagement en hauteur grâce aux transtockeurs est tout trouvé.

    Une intralogistique optimisée

    L’automatisation et la digitalisation du secteur dans son stockage interviennent donc dans la stratégie des enseignes de la grande distribution.

    Elles sont nécessaires à une meilleure gestion des espaces et des stocks pour lutter contre le gaspillage, défi de développement durable que l’on retrouve dans de nombreux domaines. L’intralogistique ainsi optimisée participe à plus d’efficacité, à un gain de temps non négligeable et réduit les tâches répétitives pour les opérateurs et préparateurs de commandes.

    De l’arrivée de la marchandise sur le quai de l’entrepôt par camion jusqu’à son expédition dans un supermarché, la bonne gestion de l’entreprise sur l’organisation logistique participe à son positionnement sur le marché ainsi qu’à son image auprès des consommateurs. Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants sur la provenance et la conservation de ce qu’ils consomment. La grande distribution est donc aussi exigeante sur la façon dont elle gère ses stocks. En faisant appel à un professionnel de la logistique qui analysera, étudiera et adaptera la solution à ses entrepôts, elle valorise sa stratégie et sa logistique.